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Poutine-Orban : une alliance qui ne doit rien au hasard

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Poutine-Orban : une alliance qui ne doit rien au hasard

Poutine-Orban : une alliance qui ne doit rien au hasard
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Vladimir Poutine s’apprête à recevoir une nouvelle fois ce mardi à Moscou le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, c'est leur septième rencontre depuis 2014.

Une relation choyée par le président russe qui cherche des partenaires pour contrer l'influence de l'Union européenne.

Le conflit entre Budapest et le Parlement européen après le vote sanction de la semaine dernière, fait plus que jamais de la Hongrie, la candidate idéale.

Cerise sur le gâteau : Viktor Orbán fait partie de ces politiciens - avec Matteo Salvini (Liga), Hainz-Christian Strache (ÖVP) ou Marine Le Pen (Rassemblement National) - qui réclament la levée des sanctions contre la Russie.

"Aujourd'hui, de très nombreuses forces politiques en Europe se tournent vers la Russie, cherchant en elle une sorte d'alternative à cette idéologie mondialiste, non seulement la Hongrie, mais aussi une partie de la société française, en Allemagne, en Italie souligne Andrey Sidorov de l'Université de Moscou. Mais la Hongrie a été constante dans la poursuite de sa politique de défense de ses intérêts nationaux. Pour la Russie, c'est très important, car nous défendons aussi nos intérêts nationaux".

Plus qu'un partenaire, la Hongrie est considérée par l'analyste politique hongrois Péter Krekó comme un moyen pour Moscou d'arriver à ses fins : "Naturellement, la Russie et la Hongrie entretiennent des relations très asymétriques. Comme l'a fait remarquer un jour l'agence de presse russe Spoutnik, la Hongrie et Viktor Orbán servent de bélier dans les mains de Moscou et de Poutine contre les sanctions européennes et l'Union européenne. Un bélier est rarement un partenaire égal lors de négociations."

La Russie a d'ores et déjà tissé des liens économiques avec la Hongrie en lui accordant un prêt de 10 milliards d'euros pour la construction de la centrale nucléaire Paks 2.

La Hongrie est également "utile" pour Moscou car elle s'oppose aux aspirations euro-atlantiques de l'Ukraine et aussi parce que Kiev a limité l'utilisation de la langue hongroise dans les écoles.