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Lesbos : la catastrophe sanitaire du camp de Moria

Lesbos : la catastrophe sanitaire du camp de Moria
Tous droits réservés REUTERS/Giorgos Moutafis
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Par Euronews
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Sur l'île grecque de Lesbos, environ 8000 réfugiés vivent entassés au camp de Moria et ne disposent pas des standards humanitaires en terme d'hygiène. Les ONG dénoncent des conditions de vie indécentes.

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Dans le camp de Moria, sur l'île de Lesbos, plus de 8000 personnes vivent entassées dans un espace conçu pour 3000. Les femmes avec des nouveaux-nés ne disposent d'aucun accès à l'eau chaude et les détritus s'accumulent.

La surpopulation et les conditions indécentes de vie sont régulièrement pointées du doigt par les ONG et par les défenseurs des droits de l'Homme.

"Est-ce que vous pouvez donner un bain à un bébé de 10 mois avec de l'eau froide ? Non, vous ne pouvez pas. Ici, la nourriture n'est pas bonne et c'est dangereux. La nuit dernière, j'ai dû aller à l'hôpital avec un de mes voisins", raconte l'un des réfugiés.

REUTERS/Giorgos Moutafis

De nombreux enfants ont attrapé la varicelle au sein du camp et leurs parents ne disposent pas de l'aide nécessaire pour les soigner et soulager les douleurs causées par la maladie.

Sur place, les équipes humanitaires et les bénévoles voient la situation se dégrader jour après jour. Sans parler de la détresse psychologique, la santé de milliers de personnes se détériore progressivement à cause du manque d'hygiène.

"Il est clair que nous n'avons pas le strict minimum en terme de sanitaires et d'hygiène. C'est principalement dû au fait que les personnes sont confinées ici durant de longues périodes sans pouvoir bouger, les gens attendent très longtemps, certaines personnes jusqu'à deux ans pour leur procédure d'asile", explique Adil Izemrane, cofondateur de l'ONG Movement on the Ground.

En moyenne, le camp dispose d'une toilette fonctionnelle pour 72 personnes, soit largement en-dessous des standards humanitaires.

"On essaie de construire une communauté... plutôt que de considérer ces personnes juste comme des victimes de la guerre et des personnes dans le besoin, on essaie de renforcer l'estime de soi", poursuit Adil Izemrane.

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