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Brexit et migrations, les deux sujets brûlants du sommet de Salzbourg

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Brexit et migrations, les deux sujets brûlants du sommet de Salzbourg

Brexit et migrations, les deux sujets brûlants du sommet de Salzbourg
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Theresa May et Angela Merkel, deux femmes qui sont au coeur des deux sujets brûlants qui agitent le sommet européen informel de Salzbourg, le Brexit et la politique migratoire.

Concernant la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, hier soir, Theresa May a pu présenter brièvement son plan, elle appelle les 27 à plus de flexibilité. Le président français Emmanuel Macron a eu ce commentaire à son arrivée :

"Elle nous a réaffirmé les propositions faites à Chequers et les avancées faites. Vous savez, il y aura des crispations. Il y a en toujours dans les moments difficiles où il faut décider pour l'Union européenne, mais je crois que nous devons, pour le court, le moyen et le long terme, défendre les intérêts de l'Union européenne."

Leo Varadkar, Premier ministre de la République d'Irlande, arrivé en même temps qu'Emmanuel Macron, avait auparavant expliqué :

"Le temps presse, il y a des propositions pour un autre sommet en octobre et en novembre. L'Irlande veut évidemment éviter le scénario de sortie sans accord. Nous voulons éviter un Brexit sans accord, nous nous préparons pour cela. Je pense que nous devons redoubler d’efforts au cours des prochaines semaines pour nous assurer que nous aurons un accord".

Avant le déjeuner à 27 consacré au Brexit, les dirigeants européens ont débattu tous ensemble ce matin de questions de sécurité, comme la coopération policière, ou encore la lutte contre les contenus terroristes sur internet.

Ce jeudi après-midi, les chefs d'État et de gouvernement doivent aussi faire état de leur avancées sur la politique migratoire européenne.

L'été a été marqué par des discussions tendues autour de navires transportant des migrants en Méditerranée. L'Italie avec à sa tête un gouvernement antisystème devrait une nouvelle fois faire entendre sa voix et demander de l'aide à ses partenaires, elle refuse désormais d'ouvrir ses ports sans promesse d'un partage de l'accueil des demandeurs d'asile.

Donald Tusk avait souhaité que la rencontre de Salzbourg permette de mettre fin au "jeu des reproches" qui persiste entre États membres, malgré la forte baisse du nombre des arrivées sur les côtes européennes par rapport au pic de 2015.

Mais les échanges ce soir ont montré que "les différences persistent" sur la dimension interne de la politique migratoire européenne, a commenté une source européenne après le dîner.

Les Européens continuent de se déchirer sur la question du partage de l'accueil des demandeurs d'asile. Les pays méditerranéens le réclament, ceux de l'Est le rejettent toujours catégoriquement.

Ils se rejoignent en revanche désormais sur certains objectifs: intensifier les expulsions de migrants ne pouvant prétendre au droit d'asile, faire pression sur les pays de transit et d'origine, et renforcer les frontières extérieures de l'UE.

Sur ce dernier point, le chancelier autrichien a cependant déploré mercredi des réticences de la part de l'Italie, l'Espagne et la Grèce face au projet d'un renforcement considérable de l'agence européenne de garde-frontières.