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Municipales 2026 : participation scrutée et suspense dans plusieurs grandes villes

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Par Sophia Khatsenkova
Publié le Mis à jour
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Alors que la majorité des communes éliront leur maire dès dimanche soir, plusieurs grandes villes pourraient connaître un second tour très disputé.

Près de six ans après un scrutin municipal marqué par la pandémie de Covid-19, les Français retournent aux urnes ce dimanche pour le premier tour des élections municipales.

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Au total, 48,7 millions d’électeurs sont appelés à voter dans environ 35 000 communes. C'est un scrutin dont la participation et les résultats dans plusieurs grandes villes seront particulièrement surveillés.

Les premiers résultats ne pourront être annoncés qu’à partir de 20 heures, heure de fermeture des bureaux de vote dans les grandes villes. Ailleurs, ils fermeront progressivement entre 18 heures et 19 heures.

Dans l’Hexagone et en Corse, les bureaux ont ouvert à 8 heures, tandis que le vote était déjà terminé dans certains territoires d’outre-mer en raison du décalage horaire.

Le niveau de participation sera l’un des principaux indicateurs de cette élection. En 2020, le premier tour s’était tenu dans un contexte exceptionnel, juste avant le premier confinement lié au Covid-19, ce qui avait fortement pesé sur la mobilisation des électeurs.

L’abstention sera donc observée comme un possible signe de lassitude démocratique, même si les maires restent parmi les responsables politiques bénéficiant du plus haut niveau de confiance des Français selon plusieurs sondages.

Selon le Ministère de l'Intérieur, la participation à midi s'élève à 19,37 %. Soit une très légère hausse comparée à 2020, où elle s'établissait à 18,38 %. En 2014, le taux était de 23,16 % à la même heure.

Près de 900 000 candidats

Environ 900 000 candidats se présentent au premier tour, répartis sur près de 50 000 listes, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Dans la majorité des communes, toutefois, l’issue du scrutin pourrait être connue rapidement.

Dans près de 32 000 communes, le maire devrait être élu dès le premier tour. Cela s’explique notamment par le faible nombre de listes en lice : dans 68% des communes, une seule liste a été présentée.

À l’inverse, certaines villes connaissent une forte concurrence. Montpellier détient le record avec treize listes enregistrées pour ce premier tour.

Dans 68 communes, aucune candidature n’a été déposée. Dans ces cas-là, le préfet devra désigner une administration provisoire jusqu’à l’organisation d’une nouvelle élection ou, dans certains cas, jusqu’à une fusion avec une commune voisine.

Autre tendance notable : 63 % des maires sortants ont choisi de se représenter, selon une étude du Cevipof. Ce chiffre marque un recul par rapport aux précédents scrutins municipaux : ils étaient 72 % en 2014 et 69 % en 2020.

Quels enjeux ?

Si l’issue du scrutin semble déjà connue dans la plupart des communes, plusieurs grandes villes pourraient connaître un second tour très disputé.

À Paris, la succession d’Anne Hidalgo s’annonce particulièrement serrée, avec un duel électrique entre Rachida Dati (Les Républicains) et Emmanuel Grégoire (Parti socialiste).

L’incertitude est également forte à Marseille, Nice, Nantes ou Toulouse, où plusieurs listes sont en position de se qualifier pour le second tour.

La situation est aussi suivie de près au Havre, où l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, aujourd’hui chef du parti Horizons, joue son avenir politique local.

Pour certains partis, l’enjeu est majeur. Les écologistes, portés par la "vague verte" de 2020, doivent défendre plusieurs grandes villes comme Lyon, Strasbourg ou Bordeaux.

Le parti présidentiel Renaissance, de son côté, peine toujours à s’implanter solidement dans les territoires.

À l’extrême droite, le Rassemblement national espère réaliser de nouvelles percées locales, tandis que les tensions entre les anciennes forces du Nouveau Front populaire, notamment entre socialistes et insoumis, ont marqué la campagne.

Même si les municipales restent avant tout des élections locales, leur dimension politique nationale est difficile à ignorer, à un peu plus d’un an de la prochaine présidentielle.

Plusieurs responsables politiques nationaux sont engagés dans la bataille municipale, dont une dizaine de ministres.

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