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Mise en garde de l'OMS : 1 décès sur 20 dû à l'alcool

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Mise en garde de l'OMS : 1 décès sur 20 dû à l'alcool

Photo prétexte rapport de l'OMS contre consommation d'alcool.
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L'Organisation mondiale de la santé mène la charge contre la consommation d'alcool dans le monde en s'appuyant sur des chiffres qui "tuent". Dans son rapport publié le 21 septembre 2018, on apprend que 5,3% des décès sur la planète sont directement liés à l'alcool chaque année; cela équivaut à 1 mort sur 20.

Trois millions d'êtres humains par an sont ainsi emportés dans les flots d'alcool, c'est plus, par exemple, que si on additionne la mortalité mondiale provoquée par la violence à celles dues au sida et à la tuberculose. Et malheureusement, la tendance ne baisse guère depuis des années. En 2012, 3,3 millions de personnes mourraient à cause de l'alcool de différentes manières, qui restent les mêmes en 2018 : de problèmes cardiovasculaires (19%), de cancers, de maladies infectieuses, de diabète, et plus encore de troubles digestifs (21%), et puis également lors d'accidents de la route (27%), d'actes de violence et par suicide.

13,5% des jeunes du monde entier meurent à cause de l'alcool

Quels que soient les pays, les hommes sont très largement les plus gros buveurs : ils sont 237 millions à souffrir d'alcoolisme dans le monde (46 millions de femmes ), et représentent trois quarts des décès. Chez les jeunes en général, garçons ou filles, le taux de mortalité est impressionnant, il monte à 13,5%. L'OMS note toutefois une petite amélioration concernant les beuveries de toutes sortes, que la jeunesse apprécie particulièrement; elles sont moins fréquentes, elles diminuent progressivement depuis 2010.

Au total, près de 2,3 milliards d'habitants sur Terre boivent de l'alcool. Plus de la moitié vivent sur les continents européen et américain, et dans la zone du Pacifique occidental. Et c'est l'Europe qui détient le record de la plus grosse consommation par personne, même si elle a bien diminué depuis huit ans. Les plus fortes réductions sont observées en Moldavie, au Belarus et en Russie. Dans ce dernier pays, la prise annuelle d'alcool par habitant est tout de même tombée de presque 19 litres, en 2005, à presque 12 litres, en 2016. Pour y arriver, les autorités russes ont notamment imposé un prix minimum pour la vodka.