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Volley: Tours veut grandir de nouveau

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Volley: Tours veut grandir de nouveau

Volley: Tours veut grandir de nouveau
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Redevenu roi de l'Hexagone l'an passé, le Tours volley-ball veut grandir en changeant son modèle économique pour être capable de tutoyer les grands d'Europe, comme à l'époque dorée de son sacre européen de 2005.

L'objectif de la saison est double: remporter un huitième titre dans la Ligue A, qui commence vendredi, et plus modestement franchir le premier tour de la Ligue des champions, en attendant d'avoir les moyens d'ambitions plus élevées.

"Les plus gros clubs italiens, polonais et russes peuvent aligner deux équipes de même niveau. Pour lutter à armes égales, il faut des moyens. On a pour objectif à trois ans d'augmenter notre part budgétaire de 50%", explique le président Yves Bouget.

Ce chef d'entreprise, ancien président de la Fédération française de volley (FFVB), a monté un budget de 2,5 M EUR, "à 60% indépendant des collectivités locales", souligne-t-il. Pour viser le titre, il lui faudra au strict minimum un million de plus dans les années à venir, sachant que les plus grosses écuries, notamment les Russes, disposent du double.

"Quand Kazan (le quadruple champion en titre, qui s'est offert les services d'Earvin Ngapeth pour cette saison, NDLR) vient jouer à Tours, il arrive avec son Boeing privé. Nous, nous prenons quatre avions avec des billets non remboursables pour limiter les frais!", lance Yves Bouget.

Pour trouver de l'argent, il faut "changer de modèle économique", dit-il.

La mutation a commencé avec la rénovation de l'antique salle Grenon. "Nous avons maintenant des loges fermées où les partenaires économiques peuvent dîner en même temps qu'ils regardent le match. On n'invente rien. C'est quelque chose qui a très bien réussi dans le foot et en NBA".

- Montpellier, Rennes et Chaumont comme rivaux -

Elle va se poursuivre avec la création d'un complexe entièrement dédié au volley, "un immeuble complet avec boutiques, restauration, salle de convention, salle de cours... On poursuit notre route pour conquérir notre autonomie économique car on ne se fait aucune illusion sur les capacités financières des collectivités locales", explique le dirigeant.

En attendant que cette politique porte ses fruits, le "Tévébé" va essayer de garder la main sur le Championnat de France avec les moyens du bord et un effectif très largement renouvelé, faute d'avoir pu retenir tous les meilleurs éléments du titre de l'an passé. C'est d'ailleurs un des objectifs d'Yves Bouget de limiter à l'avenir cette noria de transferts.

"On ne va pas tous les ans changer de passeur, de récep-attaque, de centraux, c'est un travail de dingue et c'est un risque majeur parce qu'il faut que l'amalgame se fasse rapidement", dit-il.

Parmi les noms connus, on trouve le libéro Hubert Henno, toujours en piste à 42 ans, l'attaquant-réceptionneur camerounais Nathan Wounembayna, le pointu letton Hermans Egleskalns et le nouvel entraîneur Patrick Duflos, l'ancien de Sète.

Les rivaux les plus sérieux de Tours seront, selon le président, Montpellier, "un très beau groupe" qui compte notamment sur le jeune pointu international Jean Patry, Rennes et ses "vieux briscards" et Chaumont, même si le champion de 2017 a été pillé à l'intersaison de la plupart de ses joueurs, dont le pointu Stephen Boyer.

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