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Crise au Sri Lanka: défiant le président, le Parlement convoqué la semaine prochaine

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Crise au Sri Lanka: défiant le président, le Parlement convoqué la semaine prochaine

Crise au Sri Lanka: défiant le président, le Parlement convoqué la semaine prochaine
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Le président du Parlement sri-lankais a ordonné vendredi la tenue d'une session parlementaire la semaine prochaine pour tenter de dénouer la crise politique, défiant le président Maithripala Sirisena, partisan d'une suspension de l'assemblée.

Depuis le limogeage surprise il y a une semaine du chef du gouvernement Ranil Wickremesinghe et son remplacement par Mahinda Rajapakse, le Sri Lanka se retrouve de fait avec deux Premiers ministres rivaux. M. Wickremesinghe dénonce ce renvoi comme inconstitutionnel et s'accroche au pouvoir.

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"Le président du Parlement a rencontré une majorité de députés à une réunion de comité et promis qu'il ouvrirait le Parlement le 7 novembre", a indiqué à l'AFP le porte-parole de Karu Jayasuriya, troisième personnage de l'État dans l'ordre protocolaire.

Ranil Wickremesinghe réclame une session du Parlement pour prouver qu'il y détient toujours la majorité, malgré la suspension de l'assemblée par le président Sirisena jusqu'au 16 novembre.

La confusion a régné jeudi autour de ce dossier. Une réunion du Parlement avait d'abord été annoncée pour lundi, suite à une concession obtenue par le président de l'assemblée auprès du chef de l'État. Mais dans la soirée, le parti du président a finalement déclaré que l'institution resterait suspendue.

"J'ai vu votre requête de passer outre les actions du président. J'ai reçu nombre d'appels de diplomates et de groupes de la société civile pour intervenir et mettre fin à cette crise", a déclaré Karu Jayasuriya aux 118 parlementaires qu'il a rencontrés.

Le United National Party (UNP), formation de M. Wickremesinghe, accuse le camp adverse de vouloir laisser le Parlement fermé le plus longtemps possible pour avoir le temps de marchander des défections.

Nommé nouveau chef de gouvernement, Mahinda Rajapakse, l'ex-président et homme fort (2005-2015) de cette nation à majorité bouddhiste de 21 millions d'habitants, a d'ores et déjà annoncé une partie de son propre gouvernement. Ses partisans ont pris le contrôle de médias publics.

"Il est clair que Rajapakse n'a pas les chiffres au Parlement pour justifier sa nomination au poste de Premier ministre", a dénoncé Harsha de Silva, porte-parole de l'UNP. "Ils essayent de s'extirper de cette crise."

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