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Au Royaume-Uni, le vote de défiance se profile

Au Royaume-Uni, le vote de défiance se profile
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C'est son propre camp qui pourrait précipiter sa chute... Alors que la Première ministre britannique traverse une véritable tempête politique depuis qu'elle a officialisé son accord avec Bruxelles il y a trois jours, les Brexiters les plus farouches de son parti conservateur appellent au vote de défiance contre Theresa May. En première ligne, le député et ancien secrétaire d’État au Brexit Steve Baker.

" Si les collègues sont d'accord avec moi pour dire que nous ne pouvons pas tolérer cette politique, alors il est temps de reconnaître que cela est lié à la personne de Theresa May au poste de Première ministre, clame-t-il. Il est de mon triste devoir de dire qu'il est temps d'organiser ce vote de défiance et de connaître la volonté du parti conservateur. "

Pour lancer un vote de défiance, le parti conservateur doit en recevoir la demande de la part de 48 députés au moins. Mark François en fait partie.

" Malheureusement, après y avoir longuement réfléchi, j'ai perdu ma confiance dans la Première ministre, parce qu'elle a négocié un accord dénommé Chequers qui nous laisse un pied dans l'Union européenne et un pied dehors. Donc ce sera encore pire qu'actuellement ", assure-t-il.

Mais tous ne tournent pas le dos à Theresa May. Des poids lourds de son gouvernement lui ont réaffirmé leur confiance, tout comme des députés.

" Ils parlent de faire de la Grande-Bretagne une sorte de Singapour, s'insurge Rory Stewart, secrétaire d'Etat et député. Ils parlent de ne pas avoir davantage de relations avec l'Union européenne qu'avec la Thaïlande. C'est le genre de choses qu'ils mettent dans leurs lettres. Pour eux, tout accord impliquant des compromis sur des questions pratiques, toute adhésion à une entité douanière, tout accord qui nous permettrait de vendre des biens librement sans règlement à la frontière serait inacceptable. Il était donc inévitable qu'ils soient contre. "

Tous les scénarios sont désormais possibles, de l'éviction de Theresa May à un second référendum en passant par un divorce sans accord avec l'Union européenne... L'ironie étant que selon de récents sondages, une courte majorité de Britanniques préfèrerait rester dans l'UE.