Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.

DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Brexit : Theresa May entre démissions et rébellion

Brexit : Theresa May entre démissions et rébellion
Taille du texte Aa Aa

Theresa May joue sa survie politique sur le Brexit. Après une journée ponctuée par des démissions en cascade au sein du gouvernement britannique et une rébellion au parlement, la Première ministre devrait affronter un vote de défiance. Son parti réclame sa démission, une nouvelle direction, et le quorum de députés est presque atteint.

Mais Theresa May reste déterminée :

"Est-ce que je vais mener à bien ce projet ? Oui. Je crois de tout mon être que le parcours qui a été défini est le bon pour notre pays et tout notre peuple."

Juste 12 heures après avoir obtenu le feu vert de son gouvernement sur le projet d'accord, quatre ministres ont démissionné, dont le ministre du Brexit, Dominic Raab, et la ministre du travail et des retraites Esther McVey.

Le principal point de contentieux reste la question de la frontière nord-irlandaise. Comment les Britanniques peuvent-ils matérialiser ou non cette sortie du marché commun européen sans établir de rupture complexe entre l'Irlande du nord et la République d'Irlande

Lorsque Theresa May a présenté les détails du filet de sécurité aux parlementaires, la levée de boucliers a été immédiate chez les conservateurs et chez les travaillistes, à commencer par Jeremy Corbyn, chef du Labour :

"Ce n'est pas l'accord qui a été promis au pays. Et le parlement ne peut pas, et je crois, n'acceptera pas ce non-choix entre un mauvais accord et pas d'accord du tout. le gouvernement doit retirer immédiatement ce projet d'accord inachevé, qui n'a pas le soutien du gouvernement, de ce parlement et de ce pays. "

Mais Theresa May a continué de défendre son plan comme étant la meilleure et unique solution pour sortir de l’UE de manière ordonnée.

"Le choix est clair : nous pouvons choisir de partir sans aucun accord, nous pouvons prendre ce risque, ou nous pouvons choisir de nous unir et de soutenir le meilleur accord qui ait pu être négocié."

Les chances de May d'obtenir le soutien de son parlement apparaissent très très minces, d'autant plus que cette motion de défiance en préparation pourrait déboucher sur sa démission. Si elle est renversée, un nouveau dirigeant sera choisi parmi deux candidats sélectionnés par les députés conservateurs, et la nomination d'un nouveau premier ministre bousculera forcément l'agenda du Brexit.

Et comme si cette perspective n'était pas suffisante, May avait proposé le ministère du Brexit à son ministre de l'environnement Michael Gove, mais celui a rejeté l'offre et envisage démissionner à la place...

A noter que les députés devraient commencer à étudier le projet d'accord de divorce début décembre, une fois que les dirigeants européens l'auront approuvé lors d'un sommet spécial le 25 novembre.