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Les négociations sur le Brexit sont "à un moment crucial" estime Theresa May

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Les négociations sur le Brexit sont "à un moment crucial" estime Theresa May

Les négociations sur le Brexit sont "à un moment crucial" estime Theresa May
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Les négociations du Brexit sont "à un moment crucial", a déclaré, à Londres ce jeudi, la Première ministre britannique Theresa May devant les députés. Cette déclaration à la Chambre des communes est intervenue quelques jours avant un sommet européen, ce dimanche à Bruxelles, destiné à approuver l'accord de divorce et la déclaration sur la relation future.

Le sort de l'enclave de Gibraltar et la question des futurs droits de pêche des Européens dans les eaux britanniques font partie des principaux problèmes restant à résoudre pour conclure ces tractations d'une complexité inédite, à environ quatre mois du départ britannique, prévu le 29 mars 2019.

"La souveraineté britannique à Gibraltar sera protégée" après le Brexit, a ajouté la dirigeante britannique lors de sa prise de parole au palais de Westminster, au lendemain d'une discussion téléphonique avec le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez.

"Si cela n'est pas résolu d'ici dimanche, l'Espagne malheureusement (...) devra voter non et exercer sa capacité de veto car c'est une question qui affecte l'essence de notre pays", a déclaré le socialiste lors d'une conférence de presse avec son homologue portugais Antonio Costa à l'issue d'un sommet entre les deux pays organisé à Valladolid , le 21 novembre.

Theresa May a également abordé la question sensible du futur accès des flottes européennes aux eaux territoriales du Royaume-Uni. Certains pays européens comme la France insistent pour que l'accès au marché européen du poisson pêché par les Britanniques soit lié à l'accès aux eaux territoriales britanniques pour les Européens.

"Nous avons rejeté tout lien entre l'accès à nos eaux territoriales et l'accès aux marchés", a-t-elle dit. "Nous négocierons l'accès et les quotas sur une base annuelle, comme le font d'autres Etats côtiers indépendants", a-t-elle ajouté, citant la Norvège et l'Islande.

Theresa May s'est présenté devant les députés britanniques au lendemain de sa visite éclair de à Bruxelles. Ce matin un projet de "déclaration politique" de 36 pages, préparé par les deux équipes de négociateurs (Royaume-Uni/Union européenne), a été transmis jeudi aux capitales européennes. Ce projet d'accord sur les liens post-Brexit doit encore être validée lors du sommet spécial dimanche a indiqué le président du Conseil européen Donald Tusk.

Ce texte a été "convenu au niveau des négociateurs et accepté en principe au niveau politique, sous réserve de l'approbation des dirigeants" dimanche lors d'un sommet à Bruxelles, a ainsi précisé sur Twitter Donald Tusk.

Le document sera joint au "traité de retrait" du Royaume-Uni, qui a déjà fait l'objet d'un accord la semaine dernière entre les deux parties. Il "établit les paramètres d'un partenariat ambitieux, large, approfondi et flexible" en matière de commerce, de politique étrangère, de défense et de sécurité.

Contrairement au traité, il n'aura pas de valeur juridique mais il revêt une forte portée politique, pour fixer le cadre de négociations qui ne pourront démarrer qu'après le Brexit, programmé fin mars 2019.

Les deux équipes de négociations sont aussi convenues que la période de transition post-Brexit pourra être prolongée jusqu'à deux ans après la fin 2020, la date initialement prévue dans le traité de retrait.