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Mayotte : le braconnage, fléau des tortues vertes

Mayotte : le braconnage, fléau des tortues vertes
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Les plages de Mayotte, dans l'océan Indien, sont un haut lieu de ponte pour les tortues vertes mais aussi de braconnage. 10% de la population serait ainsi décimée chaque année, soit environ 400 carapaces vidées de leurs occupantes.

Dans ce département français, les tortues sont essentiellement tuées pour la vente de leur chair, jusqu'à 100 euros le kilo au marché noir.

Les consommateurs, eux, sont généralement Mahorais.

"Il y a de la consommation directe par certains braconniers, il y a aussi des réseaux de vente de viande de tortue, détaille Marc-Henri Buffaud, chef de projet du Remmat (Réseau d'échouage mahorais de mammifères marins et de tortues marines). Elle est consommée par habitude, par des gens qui ont régulièrement consommé de la viande de tortue. On essaye de faire de la sensibilisation à ce sujet. Elle est consommée aussi par nécessité, par des gens qui ont besoin immédiatement de se procurer des ressources."

En 2017, la réglementation s'est durcie et les braconniers risquent désormais entre un et deux ans de prison ferme et jusqu'à 150 000 euros d'amende. Mais la loi est peu appliquée et seules quatre à six affaires parviennent jusqu'au tribunal chaque année. Sept personnes seulement surveillent les quelques 200 plages de l'île.