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Le Drian dans la ville sainte irakienne de Najaf, une première

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Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a rencontré mardi l'une des plus hautes autorités chiites d'Irak à Najaf, lors de la première visite d'un chef de la diplomatie française dans la ville sainte du sud du pays.

Dans cette ville où les pèlerins chiites du monde entier viennent se recueillir devant le mausolée de l'imam Ali, gendre du prophète et figure fondatrice de l'islam chiite, M. Le Drian a rencontré l'ayatollah Mohammed Saïd al-Hakim.

Ce dernier est l'un des plus grands dignitaires chiites, après le grand ayatollah Ali Sistani, une personnalité très influente dans la politique irakienne et qui avait été à l'origine de l'appel à prendre les armes en Irak contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

La veille, M. Le Drian a rencontré les dirigeants irakiens à Bagdad et au Kurdistan (nord), et réaffirmé son soutien à l'Irak face à la menace persistante de l'EI et au défi de la reconstruction après trois années de guerre pour chasser l'organisation jihadiste de tous les centres urbains du pays.

Après avoir accordé en 2017 un prêt budgétaire de 430 millions d'euros, la France a annoncé lundi un nouveau prêt d'un milliard d'euros sur quatre ans pour des projets de reconstruction en Irak, où l'absence ou la déliquescence des services publics, principalement les coupures d'électricité, provoquent régulièrement des mouvements sociaux.

Fortement dépendant de l'Iran en termes d'énergie, l'Irak a dû s'engager auprès des Etats-Unis à diversifier ses sources d'importation, après le rétablissement des sanctions américaines contre Téhéran en novembre.

"Les entreprises françaises sont tout à fait disponibles pour contribuer à la reconstruction de l'Irak", a dit M. Le Drian lundi à Bagdad, en rappelant que les troupes françaises avaient soutenu les troupes irakiennes dans la lutte contre l'EI qui selon lui n'est "pas complètement éliminé".

Les dignitaires religieux de Najaf, à 150 km au sud de Bagdad, ont gagné en influence politique après l'invasion américaine qui a renversé le président sunnite Saddam Hussein en 2003.

Au dictateur, ont succédé de nouvelles autorités, dominées par les chiites majoritaires en Irak, et proches de l'Iran, contre lequel Saddam Hussein avait mené huit années de guerre (1980-88).

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