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Rallye Monte-Carlo: les pneus, casse-tête et clé du succès

Rallye Monte-Carlo: les pneus, casse-tête et clé du succès
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Le Rallye Monte-Carlo, c’est le “Masterchef du choix des pneus”: du fait de ses conditions d’adhérence sans cesse changeantes, entre asphalte sec, neige et glace, parfois sur une même spéciale, l’issue de la mythique épreuve automobile est souvent une affaire de pneumatiques.

“C’est comme une bonne reonte carlo cette, résume Andrea Adamo”, nouveau dirigeant de l‘écurie Hyundai. “Il faut décider combien d’oeufs, de farine, de sel sont nécessaires. Celui qui connaît les bonnes proportions peut faire un bon gâteau.”

Depuis jeudi et jusqu‘à dimanche, les 84 équipages participant au 87e Rallye Monte-Carlo vont parcourir quelques 1366 km, dont 323 km chronométrés répartis en seize spéciales, entre Gap et Monaco.

De nuit, de jour, le soir, au petit matin, en pleine journée, sur des cols, dans des vallées, au soleil, à l’ombre, avec de grandes variations de température…

“Dans les autres rallyes, on a soit du sec soit du mouillé. Au Monte-Carlo, les conditions de route vont du sec, chaud ou tiède, au glacé avec de la neige par-dessus. Un seul pneu n’est pas capable de tout gérer”, résume Arnaud Rémy, qui dirige les activités rallye chez Michelin.

Il faut donc faire des choix, et les bons, parmi une offre de pneumatiques plus large que lors des autres épreuves.

- “Pas facile de décider” /p>

Les véhicules s’engagent sur chaque boucle de deux à trois spéciales avec au maximum six pneus, quatre sur la voiture et deux à bord, que l‘équipage peut intervertir entre les spéciales.

Chaque équipage doit les choisir parmi une gamme de 80 pneus, allant du super-tendre au pneu neige clouté, alors qu’il ne faut pas en utiliser plus de 43 par véhicule à l’issue du rallye.

“Il faut arriver à faire des combinaisons qui permettent de couvrir le maximum de conditions et au final de faire le meilleur chrono”, poursuit Rémy.

“Si on a une spéciale sèche avec cinq kilomètres de glace, vaut-il mieux sacrifier ces 5 kilomètres en roulant très doucement avec des pneus non cloutés et être très rapide sur les autres, mettre des clous pour être très rapide sur cette zone de glace ou trouver un compromis avec deux pneus cloutés et deux pas cloutés pour être moins vite mais bien partout ?”, interroge-t-il.

“C’est ce qui fait la particularité du Monte-Carlo de pouvoir jouer comme ça”, conclut-il. “Il n’y a pas de solution idéale mais chaque pilote, en fonction de son ressenti, de ses points forts, de sa voiture, de son ordre de passage, peut avoir sa solution idéale.”

Pour limiter l’incertitude, les équipes rationalisent leurs choix. Grâce aux données recueillies lors des séances d’essais, “on essaye de créer des modèles mathématiques et d’ingénierie les plus proches possibles de ce qui peut arriver”, explique Andrea Adamo.

“Tu fais tes calculs puis tu fais ton choix, ça n’est pas facile de décider”, raconte le nonuple champion du monde Sébastien Loeb (Hyundai), qui détient le record de victoires au Monte-Carlo (7).

“Plus de place à la stratégie” –

“C’est très excitant d’avoir plus de pneus, ça laisse plus de place à la stratégie”, ajoute Sébastien Ogier (Citroën), sextuple champion du monde et six fois vainqueur de l‘épreuve.

Pour disposer d’informations fraîches, les “teams” utilisent des ouvreurs qui parcourent les spéciales en voiture quelques heures avant la course et d‘équipes météo qui restent sur place.

Elles travaillent également en lien étroit avec Météo France et avec Michelin, dont un technicien passe toute la saison au sein de chaque structure en catégorie WRC.

“On essaye aussi d’anticiper les choix des autres équipes pour ne pas se laisser surprendre”, ne cache pas Adamo.

Malgré tout, la chance sourit parfois aux audacieux, comme en 2011 au Français Bryan Bouffier (Peugeot), dont les deux pneus cloutés emportés au dernier moment le jeudi après-midi ont fait la différence sous la neige.

“Heureusement, c’est encore un sport humain, sourit le patron de Hyundai. Ca fait partie du jeu, le courage de choisir quelque chose de différent, de penser en dehors de la boîte.”

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