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Etats-Unis: l'enquête russe en passe d'être conclue

Le procureur special Robert Mueller, le 21 juin 2017
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SAUL LOEB
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Décriée par Donald Trump mais considérée cruciale par ses opposants, l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence russe dans la présidentielle américaine de 2016 est proche d'être conclue, a annoncé lundi le ministre américain de la Justice par intérim.

"L'enquête Mueller est proche de sa conclusion", a déclaré Matthew Whitaker, qui occupe ce poste depuis le limogeage en novembre, par le président, du précédent ministre de la Justice, Jeff Sessions.

"J'ai été mis au courant de façon exhaustive sur l'enquête et j'ai hâte que M. le directeur Mueller rende son rapport final", a ajouté M. Whitaker. Il s'exprimait en marge d'une conférence de presse consacrée aux poursuites judiciaires lancées contre le géant chinois des télécoms Huawei.

C'est la première fois qu'un responsable américain de ce niveau annonce une fin proche pour l'enquête russe.

Matthew Whitaker n'a pas donné de précisions sur le résultat de ces investigations, que la Maison Blanche dénonce comme une chasse aux sorcières et que les démocrates espèrent voir servir de fondement à une éventuelle procédure de destitution de M. Trump.

- Enquête tentaculaire -

Robert Mueller, un ex-directeur du FBI, la police fédérale, a été chargé en mai 2017 d'établir si l'équipe de campagne du milliardaire républicain s'est concertée avec Moscou pour influencer les résultats de l'élection présidentielle de 2016.

Agissant depuis dans une grande discrétion, le procureur Mueller est également chargé d'évaluer si le président s'est rendu coupable d'entrave à la justice en limogeant l'ex-directeur du FBI, James Comey.

Donald Trump nie catégoriquement toute collusion avec la Russie et assimile l'enquête russe à une initiative déloyale, animée par des éléments restés fidèles à Barack Obama, visant à délégitimer sa présidence.

Tentaculaire, l'enquête russe a débouché sur de multiples inculpations et sur des condamnations de proches collaborateurs du 45e président des Etats-Unis, sans toutefois apporter de preuve irréfutable d'une collusion entre les collaborateurs de M. Trump et les Russes dans l'objectif de faire perdre électoralement la candidate démocrate Hillary Clinton.

- Proches déchus -

Dernier en date à être poursuivi par M. Mueller, Roger Stone a été interpellé et inculpé vendredi en Floride, puis libéré sous caution.

Ce "vieil ami" et conseiller de longue date de Donald Trump se voit reprocher d'avoir menti sur ses échanges avec WikiLeaks, l'organisation qui a publié des e-mails piratés défavorables à Hillary Clinton.

Avant M. Stone, d'autres proches de M. Trump ont connu une déchéance judiciaire après s'être retrouvés dans le collimateur du procureur spécial.

L'ancien avocat personnel du président milliardaire, Michael Cohen, a ainsi été condamné à trois ans de prison, notamment pour infractions à la législation sur le financement des campagnes électorales.

Paul Manafort, qui a été un temps directeur de l'équipe de campagne de M. Trump, a lui été jugé coupable de malversations financières liées à des activités en Ukraine antérieures à la présidentielle de 2016.

Et Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale du président, a plaidé coupable d'avoir menti aux enquêteurs sur ses liens avec des responsables russes.

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