Fusion Siemens-Alstom : ultimes propositions pour convaincre Bruxelles

Fusion Siemens-Alstom : ultimes propositions pour convaincre Bruxelles
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Cette prise de position intervient après la révélation vendredi que les deux groupes de construction ferroviaire avaient soumis de nouvelles propositions afin d'emporter la décision de la Commission, selon des sources proches du dossier.

Joe Kaeser (Siemens) et Henri Poupart-Lafarge (Alstom) lors de la présentation de leur projet en septembre 2017
REUTERS/Stephane Mahe/File PhotoJoe Kaeser (Siemens) et Henri Poupart-Lafarge (Alstom) lors de la présentation de leur projet en septembre 2017

"Répondre aux inquiétudes"

Depuis leur première proposition le 12 décembre, "Siemens et Alstom ont continué le dialogue avec la Commission et ont décidé de modifier ces remèdes afin de répondre aux inquiétudes", explique le groupe français.

"Toutefois, il n'y a toujours pas de certitude que le contenu de cette proposition sera suffisant pour répondre aux préoccupations de la Commission. Une décision de la Commission est attendue d'ici le 18 février 2019", ajoute t-il dans un communiqué.

Selon une des sources proches du dossier, les deux groupes pourraient, dans le domaine du train à très grande vitesse, allonger la durée des licences technologiques qu'ils comptaient céder et en étendre le périmètre géographique à certains pays hors d'Europe.

Cession d'activités et de licences technologiques

Dans le domaine de la signalisation, les deux groupes offrent de céder de nouvelles activités.

La Commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager a exprimé à maintes reprises par le passé ses doutes sur la fusion, annoncée en grande pompe en septembre 2017.

REUTERS/Francois Lenoir/File Photo

Chargée de veiller à ce que l'union annoncée entre Alstom et les activités ferroviaires de Siemens en Europe n'écrase pas les plus petits groupes ou ne menace les prix, Mme Vestager s'inquiète de la position dominante que le nouvel ensemble aurait dans la signalisation ferroviaire et les trains à grande vitesse.

Paris et Berlin ont, à maintes reprises, plaidé pour que la fusion soit acceptée par Bruxelles, estimant que la montée en puissance de géants chinois menaçait les groupes européens.