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Paris-Nice: la fiesta pour les grimpeurs colombiens au Turini

Paris-Nice: la fiesta pour les grimpeurs colombiens au Turini
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Une fiesta colombienne ! Les grimpeurs venus des Andes s'en sont donné à coeur joie, samedi, au col de Turini, dans la 7e et avant-dernière étape de Paris-Nice, désormais commandé par le prodige Egan Bernal (22 ans).

Ls Colombiens, qui ont pu déjà se livrer début février dans les longues ascensions de leur tour national, ont dominé à tous les échelons de la course. Pour la victoire d'étape, avec Daniel Martinez et Miguel Angel Lopez qui ont pris les deux premières places à 1607 mètres d'altitude, au célèbre col. Pour le classement général, avec l'intenable Bernal en passe de devenir le deuxième coureur de son pays à figurer au palmarès (après Carlos Betancur en 2014 et Sergio Henao en 2017).

Patient, le jeune Colombien a attendu le fléchissement à l'approche des trois derniers kilomètres de son coéquipier, le Polonais Michal Kwiatkowski, qui portait le maillot jaune depuis mercredi. Puis, il n'a gardé avec lui que Nairo Quintana, son aîné et rival. Les autres grimpeurs, à l'image de Romain Bardet ("j'ai eu du mal à passer la vitesse supérieure", a-t-il expliqué), n'ont pu suivre.

Grande révélation de la saison dernière, notamment dans le Tour de France pour son travail de lieutenant dans l'équipe Sky, Bernal a pris une grande option sur la victoire finale. Il est désormais nanti de 45 secondes d'avance sur le Belge Philippe Gilbert, longtemps maillot jaune virtuel du fait de sa présence dans l'échappée-fleuve qui a rallié l'arrivée, et de 46 secondes sur Quintana.

- L'éloge de Merckx -

Sur le podium, le Colombien a reçu son maillot de leader des mains du légendaire Eddy Merckx. "C'est un futur vainqueur du Tour", a commenté le grand champion belge, qui parle en expert (quintuple vainqueur du Tour) mais rejoint l'opinion dominante tant Bernal a impressionné par sa facilité sur tous les terrains dans cette édition de Paris-Nice.

Le Turini, rendez-vous mythique du rallye Monte-Carlo, a livré toutefois un verdict inattendu. Le Britannique Simon Yates, qui s'était glissé dans l'échappée de 39 coureurs formée loin de l'arrivée, a démarré à plusieurs reprises dans l'ascension finale (14,9 km à 7,3 %). Très à l'aise d'apparence, il a échoué à distancer ses derniers compagnons.

Le vainqueur de la Vuelta a dû laisser partir au dernier kilomètre Martinez et Lopez. Il a franchi la ligne derrière le Français Nicolas Edet, à une vingtaine de secondes du vainqueur. Remarqué l'an passé au Tour de Californie (3e), Martinez, l'un des jeunes talents du cyclisme colombien, a enlevé le titre colombien du contre-la-montre en début de saison (devant Lopez et Bernal).

"Avec Egan Bernal, nous sommes deux coureurs très différents. A l'avenir, nous allons sûrement nous battre pour le classement général dans certaines courses mais je crois que sa supériorité en contre-la-montre fait la différence", a déclaré Martinez, de neuf mois plus âgé que son compatriote.

Dimanche, la 8e et dernière étape se joue sur une boucle de 110 kilomètres autour de Nice, souvent très animée. Le parcours, ardu, comporte six ascensions, la dernière à 9 kilomètres de l'arrivée.

"Les écarts ne sont pas énormes", a estimé Bernal. "Même si je suis dans une bonne position et que j’ai une équipe très forte, il faut absolument rester très concentrés".

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