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Il y a 100 jours, Jair Bolsonaro a été élu à la tête du Brésil

Il y a 100 jours, Jair Bolsonaro a été élu à la tête du Brésil
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Par Laura Berlioz
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L' ancien militaire a séduit des millions d'électeurs avec son discours sécuritaire.Trois mois après son investiture, Jair Bolsonaro se distingue davantage par de multiples couacs que par ses résultats sur le chômage ou la corruption.

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C’était il y a 100 jours. Un ancien militaire a séduit des millions d'électeurs avec son discours sécuritaire. Trois mois après son investiture, Jair Bolsonaro se distingue plus par de multiples couacs que par ses résultats sur le chômage ou la corruption. La cote de popularité du président est descendue à 34 % d’opinions positives, contre 49 % en janvier. Une dégringolade qui s’explique aussi par l’implication de ses fils dans les affaires de l’Etat. 

Une proximité avec les dirigeants conservateurs

Jair Bolsonaro a affiché dès le début sa proximité avec les dirigeants extrémistes. Il a enchaîné des visites dans des pays dirigés par des conservateurs, comme lui. Il a rapidement annoncé vouloir transférer l'ambassade du Brésil de Tel-Aviv à Jérusalem. Une volonté renouvelée lors de sa rencontre avec Benjamin Netanyahu en Israël, début avril. Les autres dirigeants étrangers n'ont pas souhaité apparaître aux côtés de Netanyahu devant le Mur des Lamentations, le statut de Jérusalem restant une question sensible du conflit israélo-palestinien.

Une fascination pour les armes

Parmi les actions du gouvernement, figure un décret désapprouvé par les Brésiliens, pour déréguler le port d’armes. Une fascination pour la guerre et une nostalgie de la dictature qui interrogent. En souhaitant des commémorations pour le 55e anniversaire du coup d'État militaire de 1964, il a été taxé de négationnisme. Un sentiment renforcé mardi, quand il a affiché sa conviction que le nazisme était de gauche.

Sur le plan économique, les enchère récentes de concessions d'aéroports et de ports confortent le gouvernement dans la mise en oeuvre de son plan de privatisations. Or, pour des réformes comme celle des retraites il a besoin du soutien du Congrès . Son Parti social-libéral ne dispose que de 54 sièges sur les 513. Les débats sont houleux au Parlement, et même son parti ne semble pas complètement derrière lui.

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