Soudan : l'armée recule

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Par Euronews
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Awad Ibn Ouf, le chef du Conseil militaire de transition qui dirige le Soudan depuis la destitution jeudi de Omar el-Béchir, a annoncé vendredi sa démission, et le nom de son successeur le général Abdel Fattah al-Burhan Abdelrahmane.

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L'armée recule au Soudan. Awad Ibn Ouf, le chef du Conseil militaire de transition qui dirige le pays depuis la destitution jeudi de Omar el-Béchir, a annoncé vendredi soir sa démission, et le nom de son successeur le général Abdel Fattah al-Burhan Abdelrahmane. Une "victoire" disent les manifestants.

M. Ibn Ouf s'adressait dans un discours à la nation retransmis par la télévision d’État.

Son intervention survient alors que de nombreux Soudanais manifestent toujours devant le quartier général de l'armée à Khartoum pour réclamer une transition avec des personnalités civiles.

Un peu plus tôt dans la journée, l'un des membres du Conseil militaire de transition expliquait qu'il n'était pas question de livrer l'ancien président à la justice internationale :

"En ce qui concerne l'extradition du président, en tant que militaires, nous ne le confierons pas aux étrangers souligne le général Omar Zinelabidine. Cela est conforme à nos valeurs et à nos principes. D'autres peuvent le faire, mais pas nous. Ce sont les valeurs et l'éthique des Soudanais. Nous le poursuivrons en justice, mais nous ne le livrerons pas. "

Omar el-Béchir est depuis 2009 sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour "crimes de guerre", "crimes contre l'humanité" et "génocide" au Darfour. Une justice internationale qu'il a toujours narguée. La Cour pénale internationale appelle le nouveau régime à coopérer pleinement avec elle.

"C'est notre place. Nous l'avons prise et nous n'allons pas l'abandonner". Les Soudanais restent dans la rue, déterminés à obtenir un gouvernement de transition. Un transfert rapide du pouvoir aux civils, c'est aussi l'appel de l'Union européenne et des États-Unis.

avec AFP

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