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Plus de 200 morts en deux semaines de combats en Libye

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L'offensive menée contre la capitale par Khalifa Haftar a fait 205 morts, dont 18 civils et 913 blessés selon l'organisation mondiale de la santé.

Depuis le 4 avril, de violents combats dans la banlieue sud de Tripoli opposent depuis le 4 avril les forces du Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale, à l’Armée nationale Lybienne (ANL) autoproclamée du maréchal Khalifa Haftar. Ce dernier l’homme veut s’emparer de la capitale, siège du GNA.

Depuis la chute du régime du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 après une révolte populaire, la Libye est plongée dans le chaos avec de nombreuses milices qui font la loi et une lutte de pouvoir depuis 2016 entre le GNA et l'ANL du Maréchal Haftar, l'homme fort de l'est libyen.

La reprise des hostilités risque de plonger le pays dans la guerre civile. Les combats continuent à faire rage au sud de Tripoli, les lignes de front se situant entre 12 et 50 km de la capitale libyenne, selon des journalistes de l'AFP sur place et des sources de sécurité. Les deux camps proclament quotidiennement des avancées. En plus des combats au sol, les deux camps mènent quotidiennement des raids aériens et s’accusent mutuellement de viser des civils.

Craignant pour leur vie, des dizaines d'habitants ont décidé de fuir leur domicile. Par ailleurs, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), a fait état mercredi de 25.000 déplacés, dont plus de 4.500 en 24 heures.

La communauté internationale a appelé à un cessez-le-feu et des négociations. Mais jusqu'à présent, le maréchal Haftar ne veut pas en entendre parler. Et Fayez al-Sarraj, chef du "Gouvernement d'entente nationale" (GNA), refuse tout processus politique en l'absence d'un cessez-le-feu et d'un retrait sur les lignes d'avant le début de l'offensive. Pour les deux camps, la seule fin envisageable reste la victoire sur Tripoli.

La France accusé de soutenir le maréchal Khalifa Haftar

Jeudi, le ministère de l'Intérieur du GNA à Tripoli Fathi Bach Agha a accusé pour la première fois la France de soutenir M. Haftar. Il a ordonné "l_a suspension de tout lien" de son ministère "avec la partie française dans le cadre des accords sécuritaires bilatéraux (...) à cause de la position du gouvernement français soutenant le criminel Haftar_".

La France a réfuté ces accusations "complètement infondées". "La France soutient le gouvernement légitime du Premier Ministre Fayez al-Sarraj et la médiation de l'ONU pour une solution politique inclusive en Libye", a souligné la présidence de la république française.

Cependant, la France a aidé Haftar dans le passé en tant que meilleur moyen de mettre fin au chaos dans le pays. Cela est considéré avec suspicion à Tripoli.