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Le longboard, cette sensation extra de marcher sur l'eau en surfant sur les vagues

Le longboard, cette sensation extra de marcher sur l'eau en surfant sur les vagues
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Comme sur un fil tendu au dessus des vagues, ils se déplacent pas à pas avec élégance sur une longue planche qui danse avec les mouvements de l’océan. Le longboard, c’est l’autre version du surf, célébrée à Biarritz pour les Mondiaux-2019.

“La particularité du longboard c’est de marcher sur la planche en pas croisés pour aller se positionner à l’avant de la planche dans les sections creuses de la vague. On a un peu l’impression d‘être en lévitation au dessus de la vague, c’est une sensation très agréable”, souligne à l’AFP le Français Antoine Delpero, double champion du monde de la discipline (2009, 2013).

Sur la Côte des Basques, où le surf a débarqué dans les années 50 pour conquérir l’Europe, ce sont quelque trente nations qui ont envoyé leurs meilleurs éléments pour le rendez-vous mondial du longboard, qui a débuté dimanche.

A l’origine, le surf se jouait sur des planches longues et lourdes. Mais avec l’apparition de nouveaux matériaux et l’envie des surfeurs d‘être plus percutant sur les vagues, les planches ont été raccourcies et sont devenues pointues à l’avant: les ‘shortboard’ dominent aujourd’hui le monde du surf.

Les longues planches (‘longboard’) ont résisté. Mesurant 9 pieds (2,74 m) et toujours arrondies à l’avant, elles se sont allégées pour davantage de performance.

Le but du jeu est de se déplacer d’un bout à l’autre de la planche – toujours en pas croisés – pour s’y positionner et revenir. Le tout avec élégance et de préférence dans une portion creuse de la vague, si l’on veut satisfaire les juges.

- ‘Ballet dans l’eau’ –

“C’est très féminin, c’est comme un ballet dans l’eau. Pour moi c’est la meilleure façon d’exprimer votre personnalité, vous pouvez surfer sur tellement de vagues différentes, de tant de manières différentes, cela fait de vous un surfeur très polyvalent”, s’enthousiasme la N.1 mondiale, la Brésilienne Chloe Calmon.

Sa rivale dans l’eau, Justine Dupont, apprécie elle aussi le côté féminin du longboard.

“On a cette dimension d’avancer sur la planche mais aussi avec la vague. Il faut vraiment avoir une précision, ça rend la glisse plus fluide, plus en suspens”, relève la Française, qui pratique non seulement le longboard mais aussi le shortboard, sans oublier le surf de grosses vagues, où elle excelle.

“Le longboard, c’est le côté plus proche de la glisse, cette relation avec la vague. Le shorboard c’est le côté plus agressif et technique. La grosse vague c’est le côté plus aventure”, commente-t-elle.

La discipline se joue toute l’année sur un circuit professionnel et, depuis 1988, sur des Championnats du monde.

La pratique se veut moderne tout en “revenant aux figures originelles qui sont notamment de pouvoir se déplacer avec esthétisme sur la planche” selon le directeur technique de la Fédération française de surf, Michel Plateau.

“Aujourd’hui, on cherche plus une osmose avec la vague. C’est véritablement très compliqué d’aller au bout de la planche et d’y tenir des positions. C’est même des fois pas très pensable, les 2 pieds au bout d’une planche qui ne tient que par une espèce d‘équilibre instable. C’est assez étonnant”, remarque Michel Plateau.

“Ce qui est assez incroyable, c’est cette sensation de marcher sur la planche, un peu comme si on marchait sur l’eau”, glisse la jeune Française Alice Lemoigne, qui étrenne ses premiers Mondiaux cette semaine.

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