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Seconde Guerre mondiale : des images contre l'oubli

Seconde Guerre mondiale : des images contre l'oubli
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"George Stevens collection", bibliothèque du Congrès
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L'ordre vint directement du général Eisenhower. George Stevens, réalisateur hollywoodien, fut envoyé avec son équipe filmer le Débarquement de Normandie, puis la libération de Paris. Des images en noir et blanc mais aussi en couleur, captées par le réalisateur avec sa caméra personnelle. Témoignage inédit de la reddition du général allemand face à De Gaulle. Témoignage aussi de l’innommable à Dachau juste après la libération du camp. Pour le fils de George Stevens, qui en a fait un documentaire, un héritage contre l'oubli…

« Aucun d'eux n'avait imaginé ce qu'ils allaient découvrir, et bien sûr, ce fut la vision atroce de ces prisonniers décharnés, de tous ceux atteints du typhus, de ces corps sans vie empilés comme du bois de corde, raconte le fils du cinéaste. Et en tant que chef de cette unité, il réalisa que sa mission avait changé. Plus qu'un collecteur d'images, il était devenu un collecteur de preuves. »

Des preuves qui allaient servir au moment de juger les responsables nazis. Aujourd'hui, dans une période où les liens entre Europe et États-Unis se distendent, George Stevens Jr. veut voir dans ces images un gage de paix :

« Je pense que l'alliance européenne est forte est solide, un peu divisée actuellement certes, mais je pense que les intérêts et les objectifs communs nous maintiendront unis, parce que c'est l'extraordinaire résultat qu'a produit la fin de la Seconde Guerre mondiale, et je pense que cela continuera de nous accompagner à l'avenir. »

Après la guerre, George Stevens reprit avec succès sa carrière de cinéaste hollywoodien, marqué par ces visions indélébiles, les plus insoutenables comme les plus euphorisantes, à l'image de la foule parisienne acclamant les GI's.