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Boris Johnson refuse d'agiter le "drapeau blanc" et exclut un nouveau report du Brexit

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L’ex-ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, favori dans la course à la succession de Theresa May à Downing Street, a prévenu vendredi qu’il refusait d’agiter le “drapeau blanc” devant Bruxelles et d’envisager un nouveau report du Brexit si aucun accord n‘était prêt avant fin octobre.

La mise en oeuvre du Brexit est le grand défi du prochain locataire de Downing Street, après la démission de Theresa May qui n’a pas su convaincre les députés britanniques d’approuver l’accord de sortie qu’elle a négocié avec l’UE.

M. Johnson, qui est arrivé largement en tête jeudi du premier tour de votes pour élire son successeur, promet que la sortie du Royaume-Uni, deux fois repoussée, ne sera pas reportée une nouvelle fois et que le divorce sera effectif d’ici fin octobre, accord renégocié ou pas.

“Nous devons être sortis d’ici le 31 octobre. Et je pense qu’il serait vraiment bizarre de signaler à ce stade que le gouvernement britannique serait prêt, de nouveau, à agiter le drapeau blanc et à retarder encore une fois (la sortie de l’UE)”, a déclaré M. Johnson vendredi à la BBC radio.

Tout en assurant “ne pas viser une sortie sans accord”, M. Johnson a affirmé qu’il était “absolument vital” de se préparer à cette éventualité. Il a aussi affirmé ne “pas partager le pessimisme (des milieux économiques) sur les conséquences d’une sortie sans accord”.

L’ex-chef de la diplomatie britannique pense également pouvoir régler l‘épineux dossier du “filet de sécurité”, une disposition de l’accord de retrait de l’UE.

Cette solution de dernier recours consiste à créer un “territoire douanier unique” englobant l’UE et le Royaume-Uni, avec un alignement plus poussé de l’Irlande du Nord sur un nombre limité de règles du marché unique européen. Objectif: éviter le retour d’une frontière physique entre cette province britannique et l’Irlande voisine, afin de préserver les accords de paix de 1998 et l’intégrité du marché unique européen.

- Débat télévisé mardi –

Mais cette disposition est fortement décriée par les plus ardents partisans du Brexit, qui veulent une rupture nette avec l’UE, et le petit parti unioniste nord-irlandais DUP, allié du Parti conservateur, qui refuse un traitement différencié pour la province nord-irlandaise.

Pour M. Johnson, grand artisan de la victoire du Brexit lors du référendum du 23 juin 2016, les problèmes posés par le “filet de sécurité” peuvent être réglés par le biais de solutions technologiques, avec des contrôles réalisés “loin de la frontière”. Mais cette question ne devrait selon lui être abordée qu’une fois le pays sorti de l’UE.

Les différentes manières de garder une frontière ouverte “ne devraient pas être déterminées à l’avance par le filet de sécurité mais devraient être discutées lors de la période de transition, après notre départ, dans le cadre de la négociation d’un accord de libre-échange”, a-t-il déclaré alors que l’UE a exclu de renégocier l’accord de sortie conclu avec Mme May.

Grand favori dans la course pour la remplacer, M. Johnson s’exprimait pour la première fois sur les ondes vendredi depuis le début de la compétition. Il a accepté de participer à un débat télévisé mardi soir entre les candidats, qui ne sont plus que six depuis le retrait vendredi du ministre de la Santé Matt Hancock.

Cet ancien économiste de la Banque d’Angleterre a annoncé son retrait vendredi sur Twitter, sans indiquer s’il se rallierait derrière l’un des six candidats restants.

Le prochain vote pour poursuivre l‘écrémage des candidats aura lieu mardi, ce processus ayant lieu en deux temps: les 313 députés conservateurs s’expriment d’abord sur les candidats lors d’une série de votes à bulletin secret jusqu‘à ce qu’il n’en reste plus que deux, avant que les 160.000 membres du parti ne départagent les finalistes.

Matt Hancock, 40 ans, était arrivé jeudi en sixième position du premier tour de vote des députés conservateurs, avec 20 voix, très loin derrière Boris Johnson (114 voix).

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