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Mali: une vingtaine de jihadistes "neutralisés" par les forces françaises et maliennes

Des militaires maliens et français patrouillent dans une rue de Menaka, au Mali, le 21 mars 2019
Des militaires maliens et français patrouillent dans une rue de Menaka, au Mali, le 21 mars 2019 -
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Daphné BENOIT
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Une opération conjointe de l’armée malienne et de la force française antijihadiste Barkhane, en cours dans le nord-est du Mali, a permis la “neutralisation” d’une vingtaine de jihadistes, ont annoncé samedi soir les Forces armées maliennes (FAMa).

“Une vingtaine de terroristes neutralisés à #Ménaka. Les #FAMa et #Barkhane mènent une opération conjointe dans la localité d’Akabar, dans le secteur de Ménaka. Cette opération a permis de neutraliser une vingtaine de terroristes”, a indiqué l’armée malienne sur Twitter, sans plus de détails.

Un groupe jihadiste qui se fait appeler “Etat islamique dans le Grand Sahara” (EIGS) est actif essentiellement dans cette région de Ménaka et de l’autre côté de la frontière avec le Niger.

Il a notamment revendiqué l’attaque de Tongo Tongo, en octobre 2017 au Niger. Cette embuscade avait coûté la vie à quatre soldats américains et quatre militaires nigériens.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France. Cette intervention se poursuit avec l’opération Barkhane, qui mobilise quelque 4.500 militaires dans le Sahel.

Mais des zones entières du Mali échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, les violences se sont propagées du Nord vers le centre, voire parfois le Sud. Elles se mêlent très souvent à des conflits intercommunautaires, un phénomène que connaissent également le Burkina Faso et le Niger voisins.

Le village dogon de Sobane Da, près de Bandiagara (centre du Mali), a été le théâtre d’une attaque dans la soirée du 9 juin qui a fait 35 morts, dont 24 enfants.

Les violences dans le centre du pays avaient culminé avec le massacre le 23 mars, attribué à des chasseurs dogons, de quelque 160 Peuls, dans le village d’Ogossagou, près de la frontière avec le Burkina Faso.

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