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Jean-Claude Juncker tacle le manque de "transparence" du Conseil européen

Jean-Claude Juncker tacle le manque de "transparence" du Conseil européen
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Reuters
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Il quittera son poste le 31 octobre mais Jean-Claude Juncker n'a pas encore dit son dernier mot. Le président sortant de la Commission européenne a taclé le Conseil européen (qui réunit les chefs d'Etat et de gouvernement des 28 pays de l'UE) ce jeudi, à Helsinki, à l'occasion du lancement de la présidence finlandaise de l'Union européenne.

Selon lui, les Vingt-Huit ont manqué de "transparence" dans les négociations qui ont conduit au choix de l'Allemande Ursula von der Leyen pour le remplacer dans moins de quatre mois.

Chaque groupe représenté au Parlement européen avait pourtant désigné un chef de file pour être candidat à la présidence de la Commission.

Des candidats qui devaient être ensuite départagés par les chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de l'UE. Une manière de coller davantage aux résultats des élections européennes de mai dernier et de réduire ainsi le "déficit démocratique" tant critiqué depuis des années.

Mais Manfred Weber et Franz Timmermans, respectivement candidats du Parti populaire européen (conservateurs) et des sociaux-démocrates, ne faisaient pas l'unanimité au niveau européen. Ils suscitaient notamment la défiance de plusieurs pays de l'Est.

C'est pourquoi les Vingt-Huit ont avancé mardi dernier le nom de la ministre allemande de la Défense.

"Portes closes"

"Oui, le processus n'était pas très transparent", a taclé Jean-Claude Juncker. "Le processus qui a conduit à ma nomination en 2014 l'était parce que nous avions des chefs de file. Et tout le monde connaissait l'issue, si tel ou tel parti arrivait en tête au niveau européen. Malheureusement, ce processus n'est pas devenu une tradition."

Jean-Claude Juncker, qui s'est entretenu avec Ursula Van der Leyen, s'est dit sur Twitter "ravi d'accueillir bras grands ouverts une vraie européenne".

Mais cette diplomatie chaleureuse ne fait pas taire les critiques à Bruxelles.

"Madame von der Leyen a de bonnes compétences, mais ce processus de décision qui a conduit à ce choix est un retour en arrière pour l'Europe, parce que ce processus s'est déroulé derrière des portes closes", a lui aussi déclaré Martin Schulz, ancien président social-démocrate du Parlement européen.

Majorité

Ursula von der Leyen va désormais devoir rallier une majorité absolue au Parlement européen pour être confirmée. Pour ce faire, il lui faudra obtenir les faveurs des conservateurs, mais aussi des socialistes et des libéro-centristes.

Pas sûr que les socialistes, en particulier, lui ouvrent les bras grands ouverts, après que son chef de file se soit vu fermer la porte au nez.