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Les autorités russes mettent en garde les contestataires

Les autorités russes mettent en garde les contestataires
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Les autorités russes haussent le ton. Alors qu'une une nouvelle manifestation est prévue le 3 août à Moscou, pour permettre aux figures de l'opposition de participer aux élections locales de la capitale, les autorités judiciaires ont annoncé avoir ouvert une enquête pour "troubles massifs", une procédure qui peut aboutir à des peines atteignant 15 ans de prison.

Les principaux meneurs de la contestation sont déjà en prison à la suite de la manifestation de samedi dernier, qui s'est soldée par près de 1.400 arrestations, du jamais vu depuis le retour du président Vladimir Poutine au Kremlin en 2012.

Face à la répression et à l'usage de la violence par les force de l'ordre, le haut commissariat des Nations Unies pour les droits de l'homme a exprimé ses préoccupations.

"Nous demandons à la Russie d'autoriser la population à participer à des rassemblements pacifiques sans restrictions autres que celles autorisées par le droit international des droits de l'homme" prévient Rupert Colville, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. "S'agissant du maintien de l'ordre en Russie comme ailleurs, l'utilisation de la force par la police doit toujours être proportionnée à la menace s'il en existe une et doit toujours être utilisée en dernier recours. C'est un principe fondamental du maintien de l'ordre" poursuit-il.

L'opposition dénonce depuis plusieurs semaines le rejet des candidatures indépendantes aux élections locales du 8 septembre. Les candidats indépendants étaient censés obtenir les signatures d'au moins 3% des membres du corps électoral dans la circonscription où ils se présentaient. Mais la commission électorale a rejeté la candidature de toutes les figures de l'opposition ayant franchi cet obstacle, arguant d'irrégularités dans la collecte des signatures.

Ce mouvement de contestation est l'un des plus importants depuis les protestations de 2012, contre le retour de Vladimir Poutine au Kremlin.

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