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Belgique cherche gouvernement

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Reuters
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La Belgique se cherche toujours un gouvernement. Trois mois après les élections fédérales et régionales, le pays n'a toujours pas les contours d'une coalition. Comme souvent les tendances politiques diffèrent entre Flamands et Francophones. La droite nationaliste et l'extrême droite l'ont emporté dans le nord du pays. Tandis qu'en Wallonie la majorité s'articule autour du parti socialiste et des écologistes. Mais le résultat des urnes a davantage fragmenté ces deux débats publics. Pour le politologue de l’ULB (Université libre de Bruxelles) Pascal Delwit il y a deux grands problèmes. Tout d’abord la poussée des partis d’extrême droite et d’extrême gauche réduit les possibilités de majorité entre formations de gouvernement. Ensuite dans cette assemblée traditionnelle restreinte "vous avez des partis qui sont quasi antinomiques en terme de confection d'une majorité", explique-t-il.

La Belgique détient le record de la plus longue crise politique. Pendant 541 jours entre 2010 et 2011 les deux communautés ont négocié une majorité. Les analystes estiment cependant que le schéma en 2019 est différent. Toutefois l'actuel gouvernement belge est en affaire courante depuis le mois de décembre. La coalition est tombée sous la pression des nationalistes flamands opposés au pacte mondial de Marrakech sur la migration.

Mais les discussions s'annoncent encore plus difficiles à cause du jeu des chaises musicales européennes. L'actuel Premier ministre, le libéral Charles Michel, et le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders du même bord politique, sont appelés à de nouvelles fonctions dans les prochaines semaines au sein de l'Union européenne.

"On peut d'une complication faire une opportunité", tempère Pascal Delwit. "Le partage des personnes et des compétences entre la présidence du Conseil (européen), la Commission européenne et le 16 rue de la Loi, c'est à dire le poste de Premier ministre, se pense peut-être dans la construction d'une majorité fédérale".

Des facteurs extérieurs pourraient finalement pousser les partis vers un compromis. Les défis comme le Brexit ou le risque de récession en Allemagne pourraient convaincre les responsables belges à chercher un peu de stabilité en interne.

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