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Grèves aux urgences en France : quelles solutions ?

Grèves aux urgences en France : quelles solutions ?
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Si l'Europe vieillit, le nombre de lits d'hôpitaux par habitant, lui, diminue dans l'Union européenne. Les chiffres d'Eurostat sont d'autant plus vrais en France, où les syndicats du milieu hospitalier dénoncent la baisse des capacités d'accueil, alors que le nombre de patients accueilli a doublé en 20 ans, passant de 10 millions en 1996 à 20 millions en 2016, selon la DREES.

Services embouteillés, attentes interminables, soignants exténués... Le milieu hospitalier se dit à bout de souffle. Depuis 6 mois, une grève touche en France près de la moitié des hôpitaux publics, signe d'un épuisement et d'une exaspération croissante.

Quelles annonces ?

Ce lundi, la ministre de la santé Agnès Buzyn doit faire des annonces. Elle a d'ores et déjà parlé d'un "big bang de l'organisation et du financement" des hôpitaux.

Plusieurs mesures sont dans les tuyaux. Parmi celles déjà évoquées : la mise en place de caméras de vidéo-surveillance pour les Epad et le SAMU, afin d'éviter des interventions inutiles. Ou encore l'admission directe des personnes âgées.

La ministre réfléchit également à la mise en place d'un numéro d'urgence unique qui regrouperait les nombreux numéros actuels. Objectif : simplifier les procédures et gagner du temps pour pouvoir se concentrer sur les urgences du haut de la liste, et ce plus rapidement.

Plus d'effectifs ?

Le financement serait également revu. Des moyens importants seraient alloués, mais pour augmenter le nombre de lits ? Ou bien augmenter les effectifs, comme le demandent les syndicats ? Le flou demeure pour l'heure.

Les syndicats revendiquent également une revalorisation salariale, en plus d'une hausse des effectifs. Mais la ministre de la santé a prévenu : plus de moyens ne signifie pas forcément uniquement plus de postes.