La tempête Goretti a frappé le Nord-Ouest de la France dans la nuit du 8 au 9 janvier, avec des rafales de vents puissantes, des chutes d’arbres, des coupures d’électricité massives et un trafic ferroviaire fortement perturbé. La vigilance reste de mise ce vendredi matin.
Environ 380 000 foyers français sont privés d'électricité ce vendredi matin alors que la tempête Goretti poursuit sa route vers le nord de l'Europe avec des vents violents.
La grande majorité des foyers touchés se trouvent dans le nord de la Normandie, a indiqué le fournisseur d'électricité Enedis dans un communiqué, mais des habitants de Bretagne, (21 000) de Picardie (13 500) et d'Île-de-France (environ 13 000 foyers) ont également été affectés.
Les prévisionnistes français et britanniques avaient émis des alertes météorologiques avant l'arrivée de la tempête Goretti, exhortant la population à rester chez elle.
Météo-France a maintenu 21 départements du Nord du pays en vigilance orange vent une partie de la journée de vendredi.
Des vents d'une force exceptionnelle
Le plus fort de la tempête a été atteint entre 22h00 et 03h00 du matin.
Un record dans la nuit, une rafale de vent a été mesurée à 213 km/h sur les côtes du Cotentin à Barfleur ont indiqué les autorités. Le littoral du département de la Manche qui avait été placé en vigilance rouge, a subi des vents constants situés entre 140 et 160km/h.
Quelques rafales relevées : 147 km/h à Caen, 177 km/h à St Vaast, 182 km/h à Barneville, ou 144km/h au Havre.
A l'intérieur des terres, des rafales ont atteint 110 à 120 km/h en Normandie, en Bretagne et jusque dans le Pas-de-Calais. À Rouen, des pointes à 100 km/h ont été relevées durant la nuit.
Ici à Saint-Lô dans la Manche, la matinée commence avec de nombreux dégâts dans les jardins, chutes d'arbres ou de branches et mobilier de jardin envolé.
À Étretat en Normandie, la mer déchainée s'est invitée dans les rues de la ville comme le montre ce tweet de Météo Express.
Et ce post Facebook d'un habitant.
15km plus au nord, à Fécamp, une partie de la plage s'est déversée dans les rues. Des tonnes de galets ont fait leur apparition.
Transports : une reprise progressive mais encore très perturbée
Quelques heures après le passage de la tempête, la situation reste délicate sur les réseaux de transport. Le trafic ferroviaire est fortement perturbé dans plusieurs régions du nord et de l’ouest, notamment en Normandie, en Bretagne, dans les Hauts-de-France et en Île-de-France, en raison de chutes d’arbres ou d’objets sur les voies et de dégâts sur les installations.
La SNCF annonce une reprise progressive et partielle des circulations ce vendredi, avec de nombreux retards et suppressions encore attendus. Les usagers sont appelés à limiter leurs déplacements tant que possible et à consulter les informations en temps réel.
Sur les routes, plusieurs ponts et axes exposés, fermés par précaution durant la nuit, rouvrent au après des inspections de sécurité, c'est notamment le cas des ponts de Tancarville ou Cheviré ou Saint-Nazaire depuis 8h ce matin.
Direction la Belgique et le nord de l’Europe
Alors que Goretti s’éloigne progressivement de la France, son centre très perturbé continue sa traversée vers la Belgique et le nord de l’Europe, où des effets résiduels restent à craindre dans les prochaines heures.
Dans plusieurs provinces belges, les services météorologiques ont émis des alertes orange pour vents forts et conditions glissantes, et les autorités déconseillent les déplacements non essentiels dans certaines régions. Des vents pouvant atteindre 90 km/h en continu sont prévus dans la journée.
Au‑delà de la Belgique, Goretti continue de circuler vers le nord de l’Europe, affectant le Royaume‑Uni notamment avec des avertissements de vents violents et de grosses chutes de neige, émises par le Met Office.