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Législatives en Israël : Benjamin Netanyahu, l'indétrônable

Législatives en Israël : Benjamin Netanyahu, l'indétrônable
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Les législatives qui se tiennent ce mardi en Israël prennent des allures de référendum pour ou contre l’indétrônable Benjamin Netanyahu, au pouvoir depuis presque treize ans.

A 69 ans, il pourrait ainsi battre le record du père de la Nation David Ben Gourion, comme Premier ministre israélien le plus longtemps au pouvoir. Retour sur les points fort de son parcours politique.

Premiers pas

Tout semblait destiner le jeune officier d'une unité d'élite de l'armée Israélienne, Benjamin Netanyahu, à une grande carrière politique

En 1984, il est nommé à la fonction très médiatisée d'ambassadeur de l'État d'Israël auprès des Nations unies. Issu d'une élite ultraconservatrice, Benjamin Netanyahu a toujours assumé une ligne hostile à la cause palestinienne.

Membre du Likoud, la droite Israélienne, l'homme s'oppose vivement aux premiers accords de paix d’Oslo. Élu Premier ministre en 1996, Netanyahu doit pourtant diluer son discours.

Sous la pression des Etats-Unis Il signe deux ans plus tard, le Mémorandum de Wye River destiné à mettre en œuvre l’accord d’Oslo 2.

Virage plus à droite

Au pouvoir jusqu'en 1999 puis sans interruption depuis 2009,

L'homme donne à sa carrière politique axée sur la sécurité de l’État hébreu, des accents nationalistes, pour séduire l’électorat de droite mais aussi de l’extrême droite.

Pour remporter les élections de 2015 il tombe dans la surenchère anti-arabe au dernières heures de sa campagne

Un discours et des objectifs plus tard facilités par l’élection de Donald Trump aux états unis.

Trump, un soutien pour Netanyahu

Le nouveau président américain l'illustre en déménageant l'ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem. Une action purement symbolique. Pour Donald Trump, une promesse de campagne et une alliance forte avec Israël.

Loi controversée

En juillet 2018, le chef du gouvernement pousse sa coalition à adopter une loi controversée. La loi d'État-nation qui marginalise la place des citoyens non-juifs en Israël. Un geste en direction de sa base, jugé raciste par ses opposants.

Casseroles

A l’aube des dernières élections législatives d’avril dernier, des accusations de corruption contre Benjamin Netanyahu s’amoncellent.

En février la justice rend publique un acte d'accusation officiel pour des affaires de "corruption", "d'abus de confiance" et de "malversations". Malgré les scandales, le premier ministre ne se laisse pas décontenancer : "Je compte servir mon pays, en tant que Premier ministre pendant encore de nombreuses années. Ne croyez pas aux manipulations " clamait-il fin février.

Revers des législatives d'avril

L’audition de Netanyahu est repoussée à octobre. Mais ces accusations semblent avoir fait leur effet. A l’issue d’élections législatives très serrées contre la formation Bleu Blanc de l’ancien chef d’état-major Benny Gantz, Netanyahu remporte une courte victoire aux législatives d'avril.

Il est ensuite incapable de former une coalition majoritaire et préfère dissoudre le Parlement, vers de nouvelles élections.

Nouvelles élections

Mais une promesse de campagne vient jeter une ombre au tableau: en cas de victoire Benjamin Netanyahu veut annexer un pan stratégique de la Cisjordanie. Une promesse fustigée par les Palestiniens, qui pourrait sonner la fin de tout "processus de paix.

Ce scrutin aux airs de référendum pour ou contre Benjamin Netanyahu, pourrait valoir au champion de la droite israélienne, de tomber de son piédestal.