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La France démêle ses langues

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La décision de la cour de cassation de Quimper d'autoriser l'utilisation de la graphie bretonne pour le prénom d'un petit garçon a réveillé en France le débat sur la place des langues régionales.

Le combat des parents de Fañch pour la reconnaissance du tilde sur le n nous ramène au XIXe siècle et à Jules Ferry, pour qui le Français était le garant de l'unité du pays.

Pour ces langues qui ont depuis repris leur place dans les salles de classe, l'engouement est indéniable.

"Ce sont nos racines. Le breton est très important dans la vie des enfants, nous explique Anais Evano, directrice d'une école à Briec. La plupart de nos parents ne parlent pas le breton, les enfants le parlent mieux qu'eux."

On estime à 14 000 le nombre d'élèves dans le pays inscrits à des cours de langues régionales.

Le breton, bien sûr, mais aussi le basque, le catalan, l'occitan, l'alsacien ou le corse.

Autre tendance, Les adultes également retournent de plus en plus sur les bancs d'écoles pour apprendre la langue de leurs grands-parents. Pour certains, cela est même devenu indispensable professionnellement.

"C'est devenu important de parler le breton. Je ne pourrais pas trouver de travail comme professeur d'histoire ou de géographie, ici dans ma région, sans parler la langue. Cela peut paraître drôle mais c'est une réalité."

Pour Drian Bernier, de l'Université de Quimper : "Nous savons qu'il y a aujourd'hui 200 000 personnes qui parlent le breton. Mais la plupart sont âgées et d'ici dix ans, nous ne devrions être plus que 100 000. Notre langue est en train de disparaitre."

L'engouement de la jeunesse bretonne pour son héritage linguistique est lui un motif d'espoir. Pour que les chants bretons continuent de résonner à Quimper et alentours.

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