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Un fils du Mexicain "El Chapo" arrêté, puis libéré par des narcos surarmés

Un fils du Mexicain "El Chapo" arrêté, puis libéré par des narcos surarmés
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REUTERS/Jesus Bustamante
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La ville mexicaine de Culiacan, l'un des repaires du cartel de la drogue de Sinaloa, commandé il y a encore quelques années par le tristement célèbre "El Chapo", a beaucoup de mal à se remettre de l'enfer qu'elle a vécu jusqu'au milieu de la nuit de jeudi à vendredi. Des scènes de guerre ont mis plusieurs de ses quartiers à feu et à sang, laissant des cadavres éparpillés dans les rues. Des policiers de la Garde nationale avaient eu le malheur de toucher à l'un des fils de Joaquin Guzman, alias "El Chapo", Ovidio de son prénom (en photo ci-dessous)... des membres surarmés du cartel leur sont tombés dessus.

Ovidio Guzman Lopez qui, à 28 ans, a repris avec certains de ses frères les très fructueuses affaires de "papa" - trafic de cocaïne, d'amphétamines et de marijuana - se trouvait dans une maison de Culiacan avec plusieurs de ses hommes jeudi dans l'après-midi. La police mexicaine l'avait localisé et un commando d'élite a soudain pris d'assaut le bâtiment, réussissant à capturer le jeune "héritier" du narcotrafic. Cela a mis le feu aux poudres ! Des hommes de main ont débarqué de toute part.

Les vidéos ci-dessous, tournées pendant les violents affrontements, ont été vérifiées et diffusées par la chaîne de télévision privée Televisa Sinaloa :

L'héritier "El Chapo" aurait été libéré

Pendant des heures, la ville s'est transformée en véritable zone de guerre. Bataille rangée entre les forces de la Garde nationale et les narcotrafiquants : barricades, tirs nourris d'armes automatiques, et même de mitrailleuses lourdes fournies par le cartel de Sinaloa, voitures, camions et autobus incendiés, et forcément des morts dans les deux camps, ainsi que parmi la population piégée au milieu du chaos.

A cause de l'ampleur de la violence, le gouvernement a réuni d'urgence un conseil de sécurité dans la capitale, Mexico, et a dépêché des responsables à Culiacan. Les autorités ont préféré céder, officiellement pour stopper la panique au sein de la ville ensanglantée, et protéger ses habitants. Plusieurs médias mexicains, comme le journal El Universal, affirment même qu'Ovidio, le fils du roi déchu de la drogue, "El Chapo", a été libéré pour ramener le calme. Bref, contre toute logique, le cartel de Sinaloa remporte une première manche sur l'Etat mexicain.

Quelques photos qui parlent d'elles-mêmes :

Succession à couteaux (et autres armes) tirés

Guzman père (ci-dessous), condamné par la justice américaine à la réclusion à perpétuité en juillet dernier, croupit dans une cellule de la prison de haute sécurité de Florence, surnommée "l'Alcatraz du désert", dans le sud de l'Etat du Colorado. Pour occuper le fauteuil vide du parrain de la drogue, certains enfants d' "El Chapo" se battent à mort avec Ismael "El Mayo" Zambada, un co-fondateur du puissant et cruel cartel de Sinaloa.

Le président du Mexique, Andrès Manuel Lopez Obrador, élu seulement depuis dix mois, a pour ambition, comme ses prédécesseurs, de faire baisser la criminalité. On peut lui souhaiter du courage... L'an dernier, environ 33 750 personnes sont décédées de mort violente, cette année, simplement jusqu'au mois d'août, plus de 23 000 ont été tuées.

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