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Nucléaire : l'Iran annonce la mise en place de 30 nouvelles centrifugeuses et accélère la cadence

Nucléaire : l'Iran annonce la mise en place de 30 nouvelles centrifugeuses et accélère la cadence
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Par Guillaume Petit
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Selon le président de l'Organisation pour l'énergie atomique d'Iran, le pays produit désormais 5 kg d'uranium enrichi par jour, soit dix fois plus qu'il y a deux mois.

Près de 6 mois après avoir annoncé revenir sur ses engagements pris dans le cadre de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, l'Iran semble avoir joint l'acte à la parole.

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Téhéran a annoncé ce lundi la mise en route de 30 nouvelles centrifugeuses et la mise au point de deux nouveaux modèles plus avancés que ceux autorisés dans le cadre de l'accord de Vienne.

Selon le président de l'Organisation pour l'énergie atomique d'Iran Ali Akbar Salehi, le pays produit désormais 5 kg d'uranium enrichi par jour, soit dix fois plus qu'y a deux mois.

"Nous devons remercier nos ennemis d'avoir créé une opportunité pour la République islamique d'Iran, en particulier dans le secteur du nucléaire, qui nous permet de démontrer notre capacité à fabriquer de nouvelles machines dans un délai si court", a-t-il déclaré.

L'annonce survient le jour de la fin du délai de 60 jours donné aux Européens afin d'aider l'Iran à contourner les sanctions américaines contre les secteurs pétrolier et financier, réinstaurées par les Etats-Unis après leur retrait de l'accord de Vienne.

Quelle réaction européenne ?

"Nous avons constamment exprimé nos inquiétudes car nous pensons que cet accord doit être préservé", a déclaré pour sa part Maja Kocijancic, porte-parole de la Commission européenne. "C’est une question de sécurité, pas seulement pour la région ou pour l’Europe, mais au niveau mondial. C’est un accord international qui a été approuvé par les Nations Unies et nous pensons qu'il doit rester en place."

Une lueur d'espoir était apparu lors du G7 à Biarritz, lorsque le ministre des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif avait été invité par le président français Emmanuel Macron, avec l'accord de Donald Trump.

Mais la tentative de médiation fut un échec. Et les attaques contre des infrastructures pétrolières en Arabie saoudite, revendiquées par les rebelles yéménites Houthis soutenus par l'Iran, ont relancé encore un peu plus les tensions.

Aujourd'hui, les discussions semblent au point mort. Dans un discours prononcé dimanche, le guide suprême iranien Ali Khamenei a réaffirmé son opposition à tout "dialogue" avec Washington, qui chercherait, à "réinflitrer l'Iran".

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