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Au Maroc, le rappeur Gnawi condamné à un an de prison

Au Maroc, le rappeur Gnawi condamné à un an de prison
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Un an de prison, pour outrage à la police. Au Maroc le rappeur Gnawi était jugé ce lundi pour avoir insulté la police dans une vidéo live sur son compte Instagram. C'était après avoir subi une humiliation lors d'un contrôle, se défend-il.

Mais pour son avocat, c'est cette chanson, sortie le 29 octobre, qui vaut à ce chanteur de Fez la colère de la justice. La chanson "Vive le peuple", vue 15 millions de fois sur Youtube, raconte le malaise de la jeunesse marocaine.

"Si je n'ai pas le droit de m'exprimer, ils auraient dû me dire dès le début que je devais rester spectateur, en mode tranquille, comme tout le monde le fait, dit Yahya Semlali alias LZ3ER, co-auteur de la chanson_. Mais je crée , et c'est pour cela que les gens réagissent à ma musique. Je sais que les conséquences seront dures, mais ce n'est pas un problème pour nous, on a rien à perdre. On est des perdants de première catégorie avec rien à perdre."_

L'injustice, la drogue, le chômage, la corruption, l'accaparement des richesses, la pauvreté, pendant cinq minutes la chanson égratigne le Maroc.

Mais surtout, les paroles attaquent directement le roi, ce qui constitue au Maroc un franchissement très net de la "ligne rouge".

"Il y a la liberté d'expression, c'est l'article 25 de la constitution, explique Mustapha Sehimi, professeur de droit_. L'article 25 consacre toutes les formes d'expressions, et c'est dans le texte constitutionnel, écrites, orales, artistiques, mais il y a des limites, et les limites c'est s'en prendre à des institutions, qui sont en mesure de se défendre par voie judiciaire. " _

Selon Amnesty International, l'arrestation du rappeur Gnawi est un outrage à la liberté d'expression.

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