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L'Union européenne intensifie sa chasse au CO2 au 1er janvier

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L'Union européenne intensifie sa chasse au CO2 au 1er janvier
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À compter du 1er janvier, les constructeurs automobiles européens devront se conformer à de nouvelles normes sur le CO2, sous peine de s'exposer à de fortes amendes, pouvant se chiffrer en milliards d'euros.
Mais quels sont ces nouvelles règlementations de l'Union Européenne ?

D'ici 2021, les voitures neuves vendues en Europe ne devront pas émettre plus de 95 grammes de dioxyde de carbone par kilomètre. En 2018, le taux moyen était de 120 g/km.

Le programme sur le long terme est particulièrement ambitieux avec un objectif de 59 g/km en 2030.

Si l'industrie automobile ne parvient pas à suivre le rythme de progression imposé, elle devra alors s'acquitter d'amendes records, pouvant se chiffrer à 32 milliards d'euros, soit le double de ses bénéfices estimés.

Les tarifs augmenteront, des emplois seront supprimés. Ainsi, Audi a récemment annoncé la suppression de 9 500 emplois sur ses sites de production allemands au cours des cinq prochaines années. D'après le constructeur, cela permettra de dégager 6 milliards d'euros, nécessaires pour investir dans les véhicules électriques et les technologies numériques.

"Ce mois-ci, l'industrie automobile allemande s'est encore affaiblie, constate Clemens Fuest, économiste allemand qui préside l'IFO (l'institut de recherche économique est un indicateur très influent du moral des patrons en Allemagne, et donc du climat des affaires).

Les projections sont plutôt négatives. Nous sommes au coeur d'un processus de transformation complexe. On ne sait pas très bien à quoi ressemblera l'avenir de la voiture diesel. Les entreprises savent qu'elles ont besoin de plus de voitures électriques et de nouvelles technologies de navigation, c'est un grand changement. Un emploi sur dix en Allemagne dépend du moteur à combustion."

L'Allemagne prévoit d'augmenter de moitié les subventions accordées aux acheteurs de voitures électriques sur une période de cinq ans à partir de 2020.

Pour les modèles supérieur à 40.000 €, la prime sera portée de 4.000 € à 6.000 €.

L'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) affirme qu'en dépit des récents progrès, la part de marché des véhicules à propulsion alternative est encore 5 fois plus faible que celle des voitures à essence (11,3% contre 59,5%).

Selon une récente étude de marché, il ne faut pas s'attendre à une percée majeure :

d'ici 2025, seulement 10,2 % des ventes mondiales seront réalisées avec des batteries électriques, et seulement 14,8 % d'ici 2030.

L'Europe pourrait devenir le bon élève de cette transition mais cela nécessite les efforts conjoints de toutes les parties concernées : gouvernements, constructeurs automobiles et conducteurs.