DERNIERE MINUTE

Le très redouté bras de mer de Drake a avalé l'avion militaire chilien disparu

Le très redouté bras de mer de Drake a avalé l'avion militaire chilien disparu
Taille du texte Aa Aa

Les autorités chiliennes désignent déjà l'un des coupables de la disparition d'un appareil de transport militaire, avec 38 personnes à bord, au large de l'extrême sud du pays, aux confins du continent américain et de l'Antarctique : le passage de Drake, un bras de mer reliant l'océan Pacifique à son voisin de l'Atlantique Sud, où se mêlent les eaux parmi les plus dangereuses du monde, et qui avale régulièrement des bateaux, parfois des avions, depuis des siècles.

C'est en effet dans cette zone que des restes humains viennent d'être découverts non loin de la dernière position connue du Hercules C-130, qui reste introuvable depuis lundi dernier. Des débris en mousse, et aussi de ce qui pourrait être des morceaux de réservoirs internes de combustible, ont par ailleurs été récupérés en mer par le navire brésilien Antarctic Endeavour.

José Fernandez, l'intendant de la région chilienne de Magallanes, a annoncé la nouvelle ce jeudi :

On a trouvé certains restes de l'avion, ainsi que des restes des personnes qui se trouvaient à bord

Une mission vers l'Antarctique qui n'est jamais arrivée

La Force aérienne du Chili a expliqué que l'appareil avait décollé lundi en fin d'après-midi de la base Chabunco à Punta Arenas, et faisait route vers la base antarctique Eduardo Frei. Tout contact radio avec l'avion de transport militaire a été perdu une heure et 18 minutes plus tard alors qu'il survolait le fameux bras de mer de Drake.

38 personnes se trouvaient à son bord, 17 membres d'équipage et 21 passagers, des membres de la Force aérienne et de l'Armée de terre, ainsi que deux employés d'une entreprise privée de construction et un salarié de l'université de Magallanes. Le groupe se rendait en terre chilienne de l'Antarctique pour effectuer des travaux logistiques.

Les familles éplorées des victimes commencent à se rassembler dans la ville de Punta Arenas :

Depuis le XVIIème siècle, environ 800 bateaux ont coulé, 10 000 marins ont péri en passant le bras de mer de Drake, balayé en quasi permanence par des vents de plus de 100 km/h et remué par des vagues parfois d'une quinzaine de mètres de haut, du mois de décembre au mois de février.

Felipe Rifo, chef du Centre météo de la marine chilienne de Punta Arenas, le connaît bien :

On peut dire que ce sont les eaux parmi les plus démontées de la planète
Euronews n'est plus accessible sur Internet Explorer. Ce navigateur n'est plus supporté par son éditeur, Microsoft, et les dernières fonctionnalités techniques de notre site ne peuvent plus fonctionner correctement. Nous vous encourageons à utiliser un autre navigateur, tels que Edge, Google Chrome ou Mozilla Firefox.