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L'Angola diversifie son économie grâce à ses start-up des nouvelles technologies

L'Angola diversifie son économie grâce à ses start-up des nouvelles technologies
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En Angola comme ailleurs dans le monde, la révolution numérique donne des ailes aux start-up. Dans cette édition de Business Angola, nous découvrons deux jeunes entreprises - parmi les nombreuses du pays - qui tirent profit des nouvelles technologies et d'une économie plus libre.

Parmi elles, un service de transport à la demande en ligne appelé Kubinga qui veut dire "trajet" en langue locale Kimbundu. La plateforme a dépassé la barre des 20.000 courses par mois plus d'un an et demi après son lancement.

L'entreprise qui compte 180 chauffeurs et pas moins de 30.000 utilisateurs veut offrir une alternative aux modes de transport existants à Luanda comme ses taxis bleus peu onéreux et ses taxis conventionnels.

"Ce qu'il y a de bien avec Kubinga," assure Ricardo Munto, l'un de ses chauffeurs, "c'est que nous ne sommes pas entre les deux : c'est un service que quasiment tout le monde peut s'offrir. On a les catégories économique, confort et VIP," précise-t-il. Sa flotte est complétée par des motos.

"De nombreuses opportunités"

Le fondateur de ce service Emerson Pain a gagné en compétences techniques et managériales dans le secteur pétrolier avant d'utiliser ses propres économies pour lancer sa start-up. Il compte procéder à son introduction en bourse d'ici trois ans.

"L'esprit start-up est très présent ici : c'est un fait qu'aujourd'hui, nous avons accès aux nouvelles technologies et aux financements," se réjouit Emerson Pain. "Il y a d'autres start-up que la nôtre qui essaient d'émerger dans ce domaine ; cela nous permet d'unir nos forces et de lutter contre le travail informel," fait-il remarquer. "Je crois que les start-up ont de nombreuses opportunités ici d'initier un bond technologique en apportant de nouveaux produits sur le marché," estime-t-il.

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Passer de l'économie non déclarée à l'économie formelle

Dans les bureaux de Kubinga, nous examinons le volet opérationnel et en particulier, l'application en onze langues sur laquelle repose son activité. "Notre idée," précise le PDG de Kubinga, "c'était de créer une plateforme unique qui rassemble des services, des trajets en voiture et des livraisons."

C'est une manière d'intégrer l'économie informelle à l'économie formelle selon lui : "C'est comme cela que nous voulons nous positionner sur le marché, nous voulons devenir des facilitateurs," dit-il. "Quand des personnes se présentent pour travailler avec nous, il se peut qu'elles soient en-dehors du système, mais puisqu'on les paie via un compte bancaire, elles sont dans le système formel," souligne-t-il.

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Produits des marchés locaux

Depuis environ deux ans, une autre plateforme fait elle aussi sortir des producteurs et vendeurs de l'économie non déclarée. Elle compte aujourd'hui, 36.000 membres qu'elle met en relation direct avec des clients, en regroupant plus d'une dizaine de marchés informels.

Nous suivons les différentes étapes d'un achat en ligne : l'hôtel Golai a passé commande de fruits et légumes via cette plateforme qui porte le nom d'un ancien grand marché de Luanda.

"Pour moi, roque-online présente plusieurs avantages," indique la gérante de l'hôtel, Maria de Lourdes Monteiro. "Il y a notamment le fait que je gagne du temps car je n'ai plus à me rendre dans les grands supermarchés ou les dépôts de marchandises pour récupérer mes produits et puis, il y a aussi le fait qu'on a accès à des produits cultivés dans la région," indique-t-elle.

Nous accompagnons les collaborateurs de Roque-Online sur un marché de Luanda où ils choisissent les produits commandés par l'hôtel. Ce sont des clients exigeants qui cherchent la meilleure qualité. Une fois les achats réalisés, ils les livrent à l'hôtel. Une manière d'étendre la clientèle des petits producteurs en les mettant en relation avec des entreprises de l'économie formelle.

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Expérience dans le secteur pétrolier

Tout comme son homologue de Kubinga, la fondatrice de cette plateforme a travaillé dans le secteur pétrolier en Angola : c'est là qu'elle a appris la gestion de la chaîne d'approvisionnement.

"Cette expérience dans l'industrie pétrolière est au centre de tout ce que nous faisons ici," affirme Geraldine Geraldo. "Nous avons repris ce modèle dans lequel on fait attention à tout : du forage à la pompe et pour nous, ici, les forages, ce sont les marchés où se trouvent toutes ces personnes qui sont les ressources : elles alimentent toute cette chaîne de valeur et nous les mettons en relation avec le client final, donc tout le monde gagne à participer à ce système," assure-t-elle.

En s'appuyant sur la technologie, les start-up angolaises alimentent le moteur économique du pays en injectant plus d'investissements et en créant des emplois pour ses jeunes.

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