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Les îles grecques disent stop à la surpopulation migratoire

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Les îles grecques disent stop à la surpopulation migratoire
Tous droits réservés  AP   -   Aggelos Barai
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Les îles égéennes paralysées mercredi. Une grève générale de 24h est observée par les milliers d'habitants de Lesbos, Samos ou Chios. Ils ont manifesté sur les ports pour demander le départ immédiat de demandeurs d'asile dont les camps de fortune sont au bord de l'asphyxie.

Le camp de Moria, sur l'île de Lesbos, accueille plus de 19 000 migrants pour une capacité de 2 840 personnes.

Outre l'hostilité des locaux, les migrants et les réfugiés qui vivent ici disent que le principal sujet pour eux est la sécurité. Lorsque la nuit tombe dans le camp, les conditions deviennent plus difficiles, entre le froid et les vols.

A Chios et à Samos, les camps, tout aussi insalubres, voient leur nombre d'occupants multipliés respectivement par 5 et par 10.

Les manifestants demandent à répartir des demandeurs d'asile sur le continent que ce soit en Grèce ou ailleurs dans l'Union Européenne.

Panos Kitsikopoulos, Euronews Chios :

"Ce que la plupart des manifestants réclament à Chios, ce n'est pas seulement que les migrants quittent leur île. Les habitants de Chios savent très bien ce qu'est l'immigration et ils n'ont jamais rejeté leur devoir humanitaire. Ils soulignent simplement le fait qu'ils ne peuvent plus supporter cette surpopulation de migrants."

La question migratoire est devenue un casse-tête pour le gouvernement de droite de Kyriákos Mitsotákis : la Grèce est redevenue en 2019 la première porte d'entrée des migrants en Europe.