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Le Royaume-Uni et l'Europe, une relation tumultueuse

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Le Royaume-Uni et l'Europe, une relation tumultueuse
Tous droits réservés  Glyn KIRK / AFP
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Le Royaume-Uni et l'Europe - c'est une relation marquée par l'enthousiasme, le sarcasme et le scepticisme. Mais il fut une époque où un premier ministre britannique menait la charge pour une communauté européenne des nations. C'était Winston Churchill en 1946 à Zurich.

  • Après-guerre : le Royaume-Uni est au coeur de la construction européenne

"L'Europe ne peut être unie que par le souhait sincère et l'expression véhémente de la grande majorité de tous les peuples" disait-il.

Dans son discours, il évoque la réconciliation franco-allemande et même les Etats-Unis d'Europe. "Nous l'oublions, mais après la Seconde Guerre mondiale, le Royaume-Uni est au cœur des processus d'unification européenne. " explique Nicolas Verschueren, directeur de l'Institut d'études européennes de l'Université libre de Bruxelles

Sur les cendres de la guerre, six membres posent les premiers jalons de ce qui deviendra la Communauté européenne. La Grande-Bretagne tente d'y adhérer à deux reprises dans les années 1960 mais se heurte deux fois au veto des Français.

Le président De Gaulle estime que la Grande-Bretagne est hostile aux projets paneuropéens. Son successeur, Georges Pompidou, lui ouvre la porte en 1973.

  • 1975 : le Royaume-Uni dit oui à son maintien dans la communauté européenne

Ils etaient 6 maintenant ils sont neuf. L'année d'après, les travaillistes remportent le pouvoir à Londres et proposent un référendum sur l'adhésion à la communauté européenne.

À l'issue du référendum, Harold Wilson dira : "Le peuple britannique a pris, en termes clairs et sans équivoque, sa décision historique de maintenir la Grande-Bretagne dans la Communauté européenne".

Cette décision intervient au moment où le système monétaire européen prend forme et où les marchés se préparent à l'euro. La Grande-Bretagne reste en retrait.

  • 1980 : les prémices d'une Europe à plusieurs vitesses

"Nous avons le début d'une Europe à deux vitesses avec des pays qui, pour la première fois, ne suivent pas exactement tous les mêmes règles. C'est le cas en particulier avec le serpent monétaire européen." estime Nicolas Verschueren. "Et le Royaume-Uni n'en sera pas un membre direct".

Puis, le Royaume-Uni prend le large dans les années 1980 avec un nouveau Premier ministre, Margaret Tatcher.

"Pas d'argent de Grande-Bretagne ? ! Nous sommes le deuxième plus gros contributeur net. Nous ne sommes donc pas avachis. D'accord ?"

Le Royaume-Uni gagne la mise. Thatcher récupère une partie de la contribution britannique au budget de l'UE.

  • Le Royaume-Uni s'arrime au continent

Autre Premier ministre - autre approche. John Major rapproche la Grande-Bretagne de l'Europe avec le traité de Maastricht. La Grande-Bretagne s'arrime au continent avec l'Eurotunnel.

"Continuons aujourd'hui à faire cause commune pour le bénéfice de l'humanite toute entière." souhaite la Reine d'Angleterre. Le Royaume-Uni soutient l'élargissement vers l'Est dans les années 90 et de nouveaux membres arrivent au début des années 2000.

  • Et l'Histoire continue...

L'euroscepticisme grimpe et les tentatives de création d'une constitution pour l'Europe échouent.

Mais c'est en 2016 que les relations se détériorent vraiment, lorsque David Cameron propose un référendum...

La suite, vous la connaissez.