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La chasse au nouveau coronavirus s'organise

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La chasse au nouveau coronavirus s'organise
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AP - Rick Bowmer
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La course pour élaborer un vaccin agite le monde scientifique. Le nouveau coronavirus qui a émergé en Chine poursuit sa propagation et aucune thérapie n'a encore fait ses preuves. De nombreuses équipes travaillent activement aux quatre coins du monde.

En France, trois pistes sont privilégiées. La première consiste à utiliser le Kaletra , un médicament anti-VIH ancien. La seconde voie serait d'associer ce médicament à l'Interféron, un antiviral. Enfin, La troisième repose sur le Remdesivir, un antiviral américain testé dans le passé pour Ebola.

Les premiers signes plus ou moins encourageants, les résultats des essais cliniques sont attendus avec impatience.

En Russie, on déplore au plus haut sommet de l'Etat le manque données disponibles pour avancer dans la recherche. Tatiana Golikova, la vice-première ministre russe s'est ainsi plaint publiquement : "Nos spécialistes travaillent sur un vaccin. Les Chinois ne nous ont pas fourni de données ni de souche. Donc, nous nous efforçons de travailler avec les infos et le matériel disponible.".

Tous les indices convergent une nouvelle fois pour faire de la chauve-souris, l'hôte réservoir du nouveau coronavirus. Ces derniers jours, des scientifiques italiens de l'Université Biomédicale de Rome ont identifié la mutation qui a permis la transmission à l'homme.

"Le coronavirus est passé de la chauve-souris à l'homme. Une fois transmis à l'homme, le virus déclenche immédiatement l'épidémie. Comment ce coronavirus de la chauve-souris est-il parvenu à l'homme ? questionne Massimo Ciccozzi, professeur d'épidémiologie moléculaire. Il a suffi d'une seule mutation, d'un seul processus dans une certaine protéine à un moment donné dans ce grand génome".

Et si le nouveau coronavirus s'étend en Europe, le rythme de croissance reste très limité. Les risques d'épidémie sont même relativement faible selon les autorités sanitaires entendues ce lundi par le Parlement européen.

"Il existe une probabilité, de modérée à élevée, de voir d'autres cas importés au sein de l'Union Européenne, expose Andrea Ammon, directrice exécutive du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). Si les cas sont détectés à temps et que des mesures de prévention et de contrôle appropriées sont mises en oeuvre, en particulier dans les établissements de santé, la probabilité d'observer d'autres cas de transmission interhumaine au sein de l'UE est estimée de très faible à faible".

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