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Loups, lynx et ours : l'enjeu de la préservation et de la coexistence avec les hommes

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Loups, lynx et ours : l'enjeu de la préservation et de la coexistence avec les hommes
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Dans les Alpes Dinariques à la frontière de la Croatie et de la Slovénie, les grands carnivores sont de retour.

Après avoir décliné pendant des décennies à cause de l'activité humaine, les populations de lynx, ours et loups se reconstituent grâce à une législation plus protectrice.

Un projet transfrontalier européen appelé Carnivora Dinarica vise à protéger ces trois espèces et à améliorer leur cohabitation avec les hommes, en particulier dans le Parc national de Risnjak en Croatie.

Dina Botta gère le projet dans cette région. Elle nous montre des traces dans la neige : "Ce sont des traces de chien, de renard ou de loup : il s'agit probablement d'un animal sauvage parce qu'habituellement, les chiens vont et viennent pour renifler un lieu et laissent des traces partout alors que les animaux sauvages comme les renards et les loups se déplacent en ligne droite," explique-t-elle.

Soutien européen

Actuellement, les Alpes Dinariques abritent des milliers d'ours, des centaines de loups et environ soixante-dix lynx.

Ce projet Carnivora Dinarica dédié à ces espèces est doté d'un budget de 2,3 millions d'euros. La politique européenne de cohésion le finance à hauteur de 85%, le reste étant assuré par huit partenaires (universités, collectivités locales et organismes de protection de la nature).

Medvjedica Ana

Medvjedica Ana, obilježena u Gorskom kotaru, ljeto provodi u Sloveniji. Hvala, slovenianbears.com na snimci! / Medvedka Ana, s telemetrično ovratnico opremljena v Gorskem Kotarju, poletje preživlja v Sloveniji. Hvala, slovenianbears.com za posnetek! Feel Slovenia #carnivoradinarica

Publiée par Carnivora Dinarica sur Mercredi 10 juillet 2019

Protection des troupeaux

Parmi la dizaine d'actions menées dans le cadre de cette initiative, la mise en place de clôtures électriques pour protéger les troupeaux exposés aux attaques de grands carnivores.

Ainsi, au printemps, le pré de la ferme de Tomaž Volk à Suhorje (Slovénie) sera entouré d'une barrière d'1 mètre 70 de haut qui ne pourra être ni détruite, ni franchie par les ours par exemple.

"C'est très important que la clôture soit électrifiée en permanence, même quand nos bêtes ne sont pas dans l'enclos," assure l'éleveur. "De cette manière, les grands carnivores s'aperçoivent qu'ils reçoivent des décharges électriques quand ils la touchent et après, ils ne s'en approchent plus et ils n'attaquent plus le bétail," souligne-t-il.

À Pivka (Slovénie), le troupeau d'Ales Sedmak est protégé par des chiens de garde qu'il dresse. C'est une autre déclinaison du projet qui a déjà été adoptée par cinq éleveurs.

"Les loups représentent un danger toute l'année," explique-t-il. "Alors, j'ai des chiens qui d'une certaine manière, font peur aux loups et les font fuir : le loup est trop malin pour aller se battre avec un gros chien, il se dit : "Pourquoi j'irais me battre avec un chien pour un morceau de viande que je peux avoir sans me battre dans la nature !" fait-il remarquer.

En apprendre plus sur ces animaux pour mieux cohabiter

De retour à Risnjak, nous découvrons les ossements d'une biche dévorée par des loups. Mais pour Dina Botta en charge du projet, il ne faut pas avoir peur de ces animaux.

"On doit en apprendre plus sur leur biologie et leur comportement pour mieux les comprendre et savoir comment ils sont et de cette manière, on pourra cohabiter avec eux de manière plus adéquate," assure-t-elle.