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Kaja Kallas ne souhaite pas modifier le mandat de la mission navale de l'UE dans le détroit d'Ormuz

 Kaja Kallas, responsable de la politique étrangère de l'Union européenne, s'adresse aux médias à son arrivée à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE au Conseil européen de Bruxelles, lundi.
Kaja Kallas, responsable de la politique étrangère de l'Union européenne, s'adresse aux médias à son arrivée pour une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE au Conseil européen à Bruxelles, lundi. Tous droits réservés  AP Photo AP
Tous droits réservés AP Photo
Par Maïa de la Baume & Jean Philippe LIABOT
Publié le Mis à jour
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Réunion à Bruxelles des ministres de l'UE, sous pression de Donald Trump. Le président américain exige une aide européenne dans le détroit d'Ormuz, avertissant que l'OTAN court à un avenir « très mauvais » si ses membres ne soutiennent pas davantage Washington.

Kaja Kallas, responsable de la politique étrangère de l'UE, a déclaré lundi qu'il n'y avait "aucune envie" d'étendre le mandat de la mission navale de l'UE Aspides au détroit d'Ormuz, malgré les appels de plus en plus nombreux pour que l'Europe contribue à sécuriser la voie d'eau et à prévenir des perturbations majeures de l'approvisionnement mondial en pétrole et en GNL.

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"La discussion a porté sur le fait que cette mission (Aspides) devrait être renforcée parce qu'elle ne dispose pas de trop de moyens navals", a déclaré Kaya Kallas lors d'une conférence de presse organisée à l'issue d'une réunion des ministres des affaires étrangères à Bruxelles. "Mais la discussion sur l'extension de ce mandat pour couvrir le détroit d'Ormuz (...) n'a pas suscité d'intérêt de la part des États membres."

"Personne ne veut participer activement à cette guerre", a-t-elle ajouté.

Kaja Kallas s'est exprimée après que les 27 ministres des affaires étrangères de l'UE se sont réunis à Bruxelles pour discuter de la manière dont l'Europe devrait répondre à l'impact de la guerre avec l'Iran, qui a déclenché ce que les analystes décrivent comme la plus grande perturbation de l'approvisionnement mondial en pétrole de l'histoire et a fait passer les prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril, une première depuis 2022.

Elle a également fait part de ses remarques le lendemain du jour où le président américain Donald Trump a accru la pression sur l'Europe pour qu'elle contribue à la protection du détroit d'Ormuz, avertissant que l'OTAN serait confrontée à un avenir "très mauvais" si ses membres ne venaient pas à l'aide de Washington.

Les ministres ont notamment discuté de l'opportunité de renforcer l'opération Aspides, qui a été mise en place en février 2024 en tant qu'opération défensive à la suite des attaques répétées des Houthis, alliés à l'Iran, contre le transport maritime international.

Aspides vise à protéger les navires, à préserver la liberté de navigation et à surveiller la situation maritime dans une vaste zone comprenant le détroit d'Ormuz, mais aussi la mer Rouge, le golfe d'Aden, la mer d'Arabie, le golfe d'Oman et le golfe Persique.

Mais lundi, l'appel de Donald Trump n'a guère porté ses fruits, les pays de l'UE ne souhaitant pas élargir les attributions de l'Aspides.

Lors de la réunion, le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a exclu toute participation allemande à l'opération, tandis que son homologue roumaine, Oana-Silvia Toiu, a laissé entendre que Bucarest ne souhaitait pas s'impliquer dans la mission Aspides, le pays devant continuer à se concentrer sur ses capacités navales en mer Noire.

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Xavier Bettel, s'est fait l'écho de certaines de ces réserves et a souligné que l'UE n'était pas directement impliquée dans la guerre.

Avec les satellites, les communications, nous sommes très heureux d'être utiles, mais ne demandez pas des troupes et des machines", a-t-il déclaré aux journalistes avant le Conseil "Affaires étrangères".

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