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Israël annonce avoir tué Ali Larijani, l'un des principaux dirigeants iraniens

Des flammes et des panaches de fumée s'élèvent après qu'un drone ait heurté un réservoir de carburant, forçant la suspension temporaire des vols, près de l'aéroport international de Dubaï, EAU, lundi 16 mars 2026.
Des flammes et des panaches de fumée s'élèvent après qu'un drone ait heurté un réservoir de carburant, forçant la suspension temporaire des vols, près de l'aéroport international de Dubaï, EAU, lundi 16 mars 2026. Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Malek Fouda
Publié le Mis à jour
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Les vagues de frappes se poursuivent au Moyen-Orient : l'Iran a ciblé plusieurs villes en Israël, qui a annoncé intensifier ses offensives sur les infrastructures iraniennes à Téhéran ainsi qu'au Liban.

L'armée israélienne continue d'intensifier ses offensives en Iran. Ce mardi 17 mars, Tsahal dit avoir mené une "vague de frappes à grande échelle contre les infrastructures du régime terroriste iranien à Téhéran".

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Le ministre de la Défense, Israël Katz, a annoncé avoir tué Ali Larijani, l'un des principaux dirigeants iraniens. Quelques heures plus tôt, l'armée a révélé, sur Telegram, avoir tué Gholamreza Soleimani, chef de la milice du Bassidj à Téhéran, principal soutien populaire au pouvoir de la République islamique. "Ils ont rejoint dans les profondeurs de l'enfer [Ali] Khamenei", a assuré Israël Katz, dans un message vidéo.

Tsahal "poursuit ses opérations en Iran avec une grande intensité, en ciblant les ressources du régime, en neutralisant ses capacités de lancement de missiles et en détruisant des infrastructures stratégiques clés", a-t-il également assuré. La Révolution islamique "est en train d'être démantelée, et ses dirigeants ainsi que ses capacités sont en train d'être neutralisés".

Des bénévoles nettoient les débris d'un immeuble résidentiel endommagé par une frappe américano-israélienne vendredi à Téhéran, Iran, dimanche 15 mars 2026.
Des volontaires nettoient les débris d'un immeuble résidentiel endommagé par une attaque israélo-américaine vendredi à Téhéran, Iran, dimanche 15 mars 2026. Vahid Salemi/Copyright 2026 The AP. All rights reserved

Les attaques américaines et israéliennes ont jusqu'à présent tué plus de 1 300 personnes en Iran, dont environ 500 femmes et enfants, selon les chiffres du gouvernement. L'armée israélienne affirme avoir frappé près de 8 000 cibles en Iran, mettant hors service plus de 85 % des défenses aériennes du pays et environ 70 % de ses lanceurs de missiles.

Dans le même temps, Israël a annoncé intensifier ses frappes contre des cibles du Hezbollah, au Liban. Les frappes israéliennes ont jusqu'à présent déplacé plus d'un million de Libanais, soit environ 20 % de la population, selon le gouvernement, qui a également indiqué que quelque 850 personnes avaient été tuées dans les attaques.

Certaines troupes israéliennes ont pénétré dans le sud du Liban lundi, après que les forces de l'armée israéliennes ont annoncé qu'elles menaient des "opérations terrestres limitées et ciblées" dans la région afin de "renforcer la sécurité de la zone tampon" entre le sud du Liban et le nord d'Israël.

Vue d'un bâtiment endommagé par une frappe aérienne israélienne à Dahiyeh, dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le lundi 16 mars 2026.
Vue d'un bâtiment endommagé par une frappe aérienne israélienne à Dahiyeh, dans la banlieue sud de Beyrouth, Liban, lundi 16 mars 2026. Bilal Hussein/Copyright 2026 The AP. All rights reserved

Jérusalem ciblée par Téhéran

En Israël, un missile iranien intercepté a projeté des éclats d'obus dans la vieille ville de Jérusalem, touchant le toit du patriarcat orthodoxe grec, à quelques mètres de l'église du Saint-Sépulcre, construite sur ce qui est vénéré par de nombreux chrétiens comme le site de la crucifixion, de l'enterrement et de la résurrection de Jésus.

Des éclats d'obus sont également tombés près du Mur occidental, le site le plus sacré où les Juifs peuvent prier, et dans l'enceinte de la mosquée Al Aqsa, le troisième site le plus sacré de l'islam. Les frappes de missiles sur Jérusalem ont été rares par le passé.

Israël a également fait état de deux salves iraniennes tirées tôt mardi en direction de Tel-Aviv et d'une zone située au sud de la mer de Galilée. Aucun blessé n'a été signalé.

Les attaques de représailles de l'Iran ont tué au moins 12 personnes en Israël, 13 membres des forces armées américaines ainsi que plusieurs personnes dans les États arabes du Golfe.

L'espace aérien des Émirats arabes unis brièvement fermé

Des explosions ont retenti au-dessus de Dubaï, tôt ce mardi 17 mars, l'armée des Émirats arabes unis s'efforçant d'intercepter les tirs iraniens qui ont brièvement fermé l'espace aérien du pays.

Les autorités ont déclaré que "la situation s'est stabilisée", ce qui a permis aux vols de reprendre. Peu après, des alertes aux missiles ont été envoyées aux habitants de Dubaï et des explosions ont été entendues dans la Ville.

L'agence indique qu'une attaque de drone a de nouveau déclenché un incendie dans un parc de réservoirs de pétrole à Fujairah, un émirat des Émirats arabes unis qui a été pris pour cible à plusieurs reprises sur la côte est du pays avec le golfe d'Oman. L'explosion n'a fait aucun blessé.

Ormuz, priorité de Donald Trump

Les craintes d'une crise énergétique mondiale se sont de nouveau accrues alors même qu'un petit nombre de navires traversaient le détroit d'Ormuz, une voie d'eau vitale par laquelle transite normalement un cinquième du pétrole mondial. La quasi-fermeture du détroit d'Ormuz perturbe l'économie mondiale, fait grimper les prix de l'énergie, menace de pénuries alimentaires les pays pauvres, déstabilise les États fragiles et complique les efforts des banques centrales pour faire baisser les prix pour les consommateurs.

Les frappes iraniennes sur les navires commerciaux à l'intérieur et autour du détroit ont ralenti la navigation au point de la réduire à un mince filet, augmentant considérablement les prix du pétrole et poussant Washington à faire quelque chose pour atténuer la douleur des consommateurs et de l'économie mondiale.

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'il avait demandé à une demi-douzaine de pays d'envoyer des navires de guerre pour maintenir la voie d'eau étranglée ouverte. Lundi, Donald Trump a déclaré que "de nombreux pays" lui avaient dit "qu'ils étaient en route" pour aider à surveiller le détroit d'Ormuz, mais il a également suggéré que la réticence de certains pays témoignait d'un manque de réciprocité dans les accords de défense conclus avec Washington.

Un manifestant tient une pancarte contre les demandes de Trump à plusieurs pays d'envoyer des navires de guerre pour garder le détroit d'Ormuz ouvert, près de l'ambassade des États-Unis, en Corée du Sud, le lundi 16 mars 2026.
Un manifestant tient une pancarte contre la demande de Trump à plusieurs pays d'envoyer des navires de guerre pour maintenir le détroit d'Ormuz ouvert, près de l'ambassade des États-Unis, Corée du Sud, lundi 16 mars 2026. Lee Jin-man/Copyright 2026 The AP. All rights reserved

Lundi, Kaja Kallas, responsable de la politique étrangère de l'UE, a déclaré que la discussion sur l'extension du mandat de la mission navale de l'UE Aspides au détroit d'Ormuz "n'a pas suscité d'intérêt de la part des États membres". "Personne ne veut participer activement à cette guerre", a-t-elle ajouté.

Le président américain a alors menacé les pays de l'Otan d'un "très mauvais avenir" en cas de manque de coopération.

Un prix du pétrole qui continue d'augmenter

Le prix du baril de Brent est a rebondi de 4,58 % à 104,80 dollars, ce lundi, soit une hausse de plus de 40 % par rapport au début de la guerre.

Les responsables se sont démenés pour faire baisser les prix. Fatih Birol, directeur de l'Agence internationale de l'énergie, a déclaré que ses 32 pays membres disposaient encore de réserves supplémentaires de 1,4 milliard de barils, en plus des 400 millions de barils qu'ils ont accepté de libérer la semaine dernière pour résoudre les problèmes d'approvisionnement.

S'exprimant sur le détroit, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que, du point de vue de Téhéran, le détroit d'Ormuz restait ouvert à la plupart des pays, à l'exception des États-Unis, d'Israël et de leurs alliés. Il a également réfuté les allégations selon lesquelles son pays chercherait à mettre fin à la guerre par la négociation, ce que Donald Trump prétend depuis plusieurs jours.

Sources additionnelles • AP

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