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"Cherche-t-on à m'empoisonner ?", s'interroge le maire de Prague

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"Cherche-t-on à m'empoisonner ?", s'interroge le maire de Prague
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Le maire de Prague confirme être sous protection policière. Certains parlent de menaces de mort. Ce qui est sûr c'est qu'il a pris récemment plusieurs décisions qui ont fortement déplu à Moscou.

Qui en veut au maire de Prague, la capitale de la république tchèque ? Zdenek Hrib a été placé sous protection policière. Un de ses adjoints également.

Un journal tchèque, Respekt, a révélé que ce placement sous protection policière serait en lien avec l'arrivée à Prague, début avril, d'un ressortissant russe, muni non seulement d’un passeport diplomatique, mais aussi de quelques fioles de ricine, un poison toxique.

Ni la police ni les politiciens tchèques n'ont confirmé ces informations.

De son côté Dmitry Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine, a qualifié l'enquête de Respekt de "désinformation".

Le maire de Prague, lui, se garde bien de mettre de l’huile sur le feu.

On peut dire que la protection policière a commencé vers Pâques. Mais je ne sais pas combien cela va durer. Je ne suis pas en mesure de commenter des décisions prises par la police nationale tchèque. Je ne peux encore moins vous dire si les services de renseignement russes cherchent à m’éliminer, m’empoisonner avec de la ricine, du polonium ou du Novichok... Je suis bien en peine de pouvoir répondre à ces questions.
Zdenek Hrib
Maire de Prague

La place Nemtsov et la statue de Konev

En tout cas, nombreux sont ceux qui font le lien avec la décision du maire de faire baptiser une place de sa ville du nom de Boris Nemtsov, célèbre opposant au Kremlin assassiné il y a 5 ans. Comble de la provocation, cette place Nemtsov à Prague est située sous les fenêtres de l’ambassade russe...

Et s’il fallait encore en rajouter, au début du mois, la ville a fait déboulonner la statue du maréchal Ivan Konev, pour la remplacer par un mémorial de la libération de Prague en 1945. Ivan Konev est considéré comme un héros en Russie mais de nombreux Tchèques le voient comme un personnage symbolisant l'oppression à l'ère soviétique. Ce déboulonnage a suscité une vive réaction de Moscou et le 10 avril, la Russie a annoncé avoir ouvert une enquête pour "profanation publique des symboles de la gloire militaire russe".

Commentaire tout en diplomatie du ministre tchèque des Affaires étrangères : "C'est vrai que les relations avec la Russie ne sont pas florissantes en ce moment"...

- avec agences -