DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

En pleine crise du coronavirus la Commission européenne prévoit en 2020 une récession de 7,5%

euronews_icons_loading
En pleine crise du coronavirus la Commission européenne prévoit en 2020 une récession de 7,5%
Tous droits réservés  euronews
Taille du texte Aa Aa

Un choc majeur aux conséquences très graves. Voilà comment la Commission européenne résume l’avenir économique de l’UE. La récession cette année est évaluée à 7,5%, une chute "historique".

Pour l’institution c’est l’avenir de la monnaie unique et du marché unique qui sont en jeu. "Cette profonde récession risque de provoquer des conditions différentes et pourrait avoir différentes conséquences selon les Etats membres", avertit le Commissaire européen chargé de l’Economie, Paolo Gentiloni.

Les plus touchés sont en fait les pays qui s’appuient sur un fort secteur touristique. La Grèce, l’Italie, l’Espagne et la Croatie devraient connaître une chute de plus de 9% cette année. Pour la première puissance économique de l’Union, l’Allemagne, la contraction est estimée à 6,5 % du PIB (Produit intérieur brut). Pour l’ensemble de la zone euro la récession devrait atteindre 7,75%.

Au-delà de 2020, la Commission prévoit l’année prochaine un rebond d’un peu plus de 6,1%. Cet effet devrait être plus important pour les Etats membres dépendant du tourisme. Mais avec un calendrier de déconfinement différencié d’un pays à l’autre, la reprise pourrait s’avérer aussi plus difficile. "Il est probable qu’à mesure que l’on sort du confinement on observe un nouveau pic d’infections et il faudra remettre en place un confinement pour stabiliser la situation", explique Megan Greene, économiste à la Harvard Kennedy School, "_dans ce cas-là la courbe de reprise n’aura pas la forme d’un V _" et la reprise sera plus progressive.

L’Union européenne a déjà approuvé un plan d’urgence de 540 milliards d’euros pour soutenir l’économie. Les 27 négocient âprement un outil de relance à long terme qui pourrait atteindre 1 500 milliards d’euros.