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Coronavirus aux Etats-Unis : 20,5 millions d'emplois détruits en un mois

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Coronavirus aux Etats-Unis : 20,5 millions d'emplois détruits en un mois
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Le taux de chômage explose aux Etats-Unis en raison de l'épidémie de coronavirus. En un mois, 20,5 millions d'emplois ont été détruits. Du jamais vu depuis la crise de 1929.

L'épidémie de coronavirus a déjà fait plus de 75 000 morts aux Etats-Unis. C'est aujourd'hui le pays le plus durement touché par la pandémie.

A la catastrophe sanitaire, s'ajoute - ici comme ailleurs dans le monde - un désastre économique. En témoigne le taux de chômage qui explose. Il atteint 14,7% rien que pour le mois d'avril.

Avril est en fait le premier mois à refléter l'ampleur de la crise du Covid-19 sur la première économie mondiale. Le mois précédent (mars), le taux de chômage n'était que de 4,4%, car c'est la situation au 12e jour de chaque mois qui est prise en compte pour le calcul, soit avant la mise en place des mesures massives de confinement.

Jamais, l'économie américaine n'avait perdu autant d'emplois en si peu de temps.

23 millions de demandeurs d'emplois

En deux mois, les Etats-Unis sont passés d'un taux de chômage historiquement bas, à un taux de chômage digne de la crise des années 30.

Concrètement, près de 20,5 millions d'emplois ont été détruits au mois d'avril.

Désormais, le pays compte plus de 23 millions de chômeurs.

"Sans surprise"

Ces chiffres dantesques sont toutefois moins pires qu'attendu, puisque les analystes tablaient sur 16 à 20% de chômage, et 28 millions d'emplois perdus.

Le président américain a, lui, estimé que ces chiffres étaient "sans surprise" et "attendus". Il l'a dit dans une interview sur la chaîne Fox News. En campagne pour un second mandat à la Maison Blanche, le républicain avait fait de la bonne santé de l'économie américaine l'un de ses principaux arguments de campagne.

Temps partiel

Les entreprises tentent de s'adapter, en instituant, quand c'est possible, du travail à temps partiel, qui a été multiplié par deux depuis le début de la crise.

La plupart des secteurs sont touchés. Mais les pertes sont particulièrement importantes dans les loisirs et l'hôtellerie.

PIB en berne

Autre chiffre, celui de la croissance : il est en repli : -4,8% au premier trimestre. C'est la baisse la plus importante depuis la crise financière de 2008.

- avec agences -