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Boris Johnson promet du vert pour une économie britannique dans le rouge

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Boris Johnson promet du vert pour une économie britannique dans le rouge
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Le Premier ministre britannique Boris Johnson a présenté son plan de relance pour l'économie. Il évoque des investissements massifs dans les infrastructures, promettant une approche plus écologique.

L'économie britannique est durement affectée par la crise du coronavirus. On s'en doutait, les chiffres officiels viennent le confirmer. D'après les services de statistiques britanniques (ONS), le pays connaît sa pire contraction depuis 1979.

Paralysie de l'activité, ralentissement de la consommation... le produit intérieur brut (PIB) a chuté de 2,2% au premier trimestre. C'est pire que ce qui avait été envisagé. Et encore, cela ne couvre que la période jusqu'à fin mars, soit les tous débuts du confinement.

Autant dire que le deuxième trimestre sera encore plus catastrophique...

"Construire, construire, construire"

Dans ces conditions, comment relancer l'économie ? Le Premier ministre propose un "New Deal", comme l'avait fait le président Roosevelt dans les années 30 aux Etats-Unis. Boris Johnson promet ainsi des investissements massifs dans les infrastructures pour un montant de cinq milliards de livres (5,5 milliards d'euros). Et un leitmotiv : "Construire, construire, construire".

Ce moment nous donne une occasion bien plus grande d'être radical et de faire les choses différemment, pour reconstruire en mieux et avec plus d'audace. Nous allons libérer le potentiel de tout le pays. Nous rendrons ce pays plus sûr, nous construirons des hôpitaux, des écoles, des collèges. Mais nous reconstruirons aussi de manière plus écolo.
Boris Johnson
Premier ministre britannique

L'opposition a d'ores et déjà critiqué ce plan, expliquant d'abord que ces investissements figuraient déjà dans le budget de cette année, mais qu'ils seront simplement dépensés plus rapidement. "Des cacahuètes", comparé au New Deal de Roosevelt, estime de son côté le quotidien Times.

Autre critique : ce plan est jugé pas suffisamment ambitieux face au désastre économique et social. La Banque d'Angleterre prédit un repli de 20% au premier semestre. Du jamais vu depuis 300 ans.

Enfin, sur le volet vert, l'ONG Greenpeace l'a jugé "très décevant", pas à la hauteur des enjeux climatiques.

Re-confinement à Leicester

Et la crise sanitaire n'est pas finie.

Plusieurs foyers d'infection se sont déclarés dans la région de Leicester, obligeant les autorités locales à re-confiner plus de 600 000 habitants.

Cette nouvelle a fait l'effet d'une douche froide à quelques jours de la réouverture, prévue samedi dans le reste de l'Angleterre, d'une grande partie des commerces fermés depuis fin mars, notamment les pubs et les coiffeurs.