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Les solutions fondées sur la nature améliorent la qualité de vie dans nos villes

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En Europe, nos villes sont de plus en plus saturées et les espaces verts ont pour une large part, laissé la place au béton. Ce qui contribue à une échelle plus vaste, au changement climatique.

Inondations, températures en hausse dans les centres urbains et pollution de l'air, ce sont quelques-unes des principales conséquences du développement rapide de nos villes. Mais il existe des solutions inspirées de la nature qui peuvent aider à rétablir l'équilibre entre modernité et environnement.

Aujourd'hui, des collectivités misent ainsi sur les solutions fondées sur la nature (NBS selon l'acronyme anglais) : c'est ce que font par exemple, Eindhoven, mais aussi Tampere et Gênes dans le cadre du projet européen UNaLab. Leur expérience est partagée avec sept autres villes dont Prague et Cannes. Cette ville néerlandaise de 230.000 habitants se concentre pour sa part, sur les évolutions climatiques locales et la gestion de l'eau.

"Dans le centre-ville d'Eindhoven, c'est très bétonné, donc la tension thermique est très problématique : l'an dernier, Eindhoven a battu le record de la ville la plus chaude des Pays-Bas avec 41 degrés," fait remarquer Rik Thijs, conseiller municipal pour le climat, l'énergie, l'espace public et les solutions vertes à la Ville d'Eindhoven. "Mais parfois, en cas de pluie, nos rues sont inondées et c'est un autre problème très important," ajoute-t-il.

Chaleur et inondations

Les routes goudronnées ont tendance à réchauffer rapidement les alentours et elles sont plus facilement inondées. Pour pallier à ce double problème, l'idée, c'est de développer les zones vertes. Ce qui facilite et rend moins coûteuse, la maintenance des espaces publics.

"Ce qu'on a constaté, c'est que les solutions fondées sur la nature fonctionnent très bien chez nous parce qu'elles améliorent la qualité de vie et qu'elles ont de gros avantages," souligne Luuk Postmes, responsable du projet UNaLab à Eindhoven. "Généralement, les villes sont très bétonnées, mais si on utilise des solutions fondées sur la nature, elles seront plus vertes et on a découvert qu'avec des stratégies vertes, on fait aussi des économies sur la maintenance," explique-t-il.

Les bâtiments et les rues captent le rayonnement solaire, ce qui dégrade les conditions de vie pour les habitants et les écosystèmes. C'est ce qu'on appelle les îlots de chaleur.

La municipalité agit pour éviter leur formation à travers la ville notamment en végétalisant l'espace public.

"Il faut vous imaginer que cette place était totalement bitumée auparavant," nous montre Delia Mitcan, coordinatrice du projet Smart Cities à la municipalité d'Eindhoven. "Toute la végétation qui a été introduite a pour but de favoriser la biodiversité et des conditions plus vivables pour les citoyens, mais aussi d'utiliser l'eau de pluie de manière plus innovante et plus intelligente," précise-t-elle.

Un meilleur cadre de vie

Situé sur un parking souterrain, ce jardin est équipé d'un système de collecte de l'eau de pluie qui sert pour l'arrosage des plantes.

Les espaces verts comme celui-ci ont de nombreux avantages et en premier lieu, la création d'un environnement plus agréable et plus sain pour les riverains.

"La tension thermique en été est trop forte, on n'est pas habitué à ça aux Pays-Bas, donc l'environnement n'est pas tellement agréable en été," indique Theo Hoppenbrouwers, membre du Comité de voisinage. "Mais si on peut mettre plus de plantes et d'arbres, cela aidera à faire baisser la température," dit-il.

"Cette place a totalement changé : l'évolution est radicale," constate Milan Koelen, riverain et réalisateur. "Avant, il n'y avait que des bancs en béton et pas de végétation ; maintenant, c'est magnifique," se félicite-t-il. "Je trouve que c'est vraiment important de redonner sa place à la nature dans les villes : on a négligé cela pendant trop longtemps," insiste le jeune homme.

L'idée directrice de ce projet, c'est de considérer les habitats urbains comme des organismes vivants en y intégrant des solutions vertes. Cette approche permet de réduire la chaleur, mais aussi d'améliorer la qualité de l'air puisque les plantes retiennent davantage de particules polluantes que les surfaces pavées.