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#MeToo : Stéphanie Harvey, gameuse professionnelle, réagit à l'affaire Ubisoft

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Stéphanie Harvey, gameuse professionnelle et développeuse de jeux vidéo
Stéphanie Harvey, gameuse professionnelle et développeuse de jeux vidéo   -   Tous droits réservés  AFP
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Cette jeune femme, c'est Stéphanie Harvey, développeuse de jeux vidéo, quintuple championne du monde du jeu de tir Counter Strike. Elle milite pour un changement de culture d'entreprise dans le milieu de l'industrie du jeu vidéo après une vague d'accusations de sexisme et de harcèlement qui a notamment frappé Ubisoft.

La semaine dernière, le numéro deux du géant français du jeux vidéo, sa directrice des ressources humaines et le patron des studios canadiens ont été renvoyés.

Aussi connue sous le nom de "Missharvey", la québécoise de 34 ans a travaillé chez Ubisoft Montréal de 2009 à 2017, elle espère que cela servira d'exemple :

"C'est important qu'une compagnie comme Ubisoft soit responsable et change les choses à l'interne pour la femme et la diversité. Qu'ils le veulent ou pas, ce sont des incubateurs de développeurs de jeux vidéo. Au Québec, c'est une compagnie, sinon la plus grosse compagnie qui a le plus gros impact sur le reste des compagnies."

Chez Ubisoft Montréal, Stéphanie Harvey a elle aussi fait les frais de remarques sexistes, de propos toxiques dès le premier jour. A l'époque, elle n'avait même pas pensé à saisir la DRH à cause des problèmes de confidentialité :

"Tout ce qui a un rapport avec la protection de l'individu et la confidentialité, moi j'ai toujours trouvé que c'était une passoire. Il y avait zéro confidentialité aux ressources humaines chez Ubisoft."

Stéphanie Harvey espère que l'affaire Ubisoft permettra une prise de conscience du problème par les ressources humaines de toutes les grandes sociétés du secteur du jeu vidéo. Pour elle, ce n'est pas un problème propre à Ubisoft, c'est un problème d'un monde d'hommes avec peu de femmes.

Mais elle veut croire q'on en est qu'au début d'un changement profond de culture.