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Atteinte d’un cancer, elle recourt à l’aide à mourir par amour pour ses enfants

Le drapeau canadien flotte au vent sur l'île Centre à Toronto, Canada
Le drapeau canadien flotte au vent sur l'île Centre à Toronto, Canada Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Jean-Philippe Liabot & avec AFP
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Pour épargner à ses enfants le spectacle d'une inéluctable dégradation cognitive, cette mère de famille a choisi de recourir à l'aide à mourir à une date précise. Un témoignage poignant.

Rachel Fournier a 71 ans. Elle est atteinte d'un cancer du cerveau. Elle réside désormais dans un établissement de soins palliatifs près de Montréal.

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Se sachant condamnée, elle a décidé de choisir l'heure de sa mort comme l'ont fait beaucoup d'autres canadiens depuis près de 10 ans. Rachel est soulagée depuis que sa demande a été approuvée.

Sa hantise ? Devenir un fardeau de douleur pour ses filles. Sur le buffet de sa petite chambre, leurs visages souriants figés sur le papier glacé semblent veiller sur elle, comme un rappel silencieux de ce lien qu’elle refuse de voir s'abîmer dans la maladie.

"Je ne voulais pas me retrouver dans une situation où, si je perdais soudainement mes capacités cognitives mais que le reste de mon corps fonctionnait toujours, que mon cœur battait etc... Ce que je ne voulais pas, c'est qu'à aucun moment mes filles aient à répondre à la question, est ce qu'on déconnecte ou pas ?" explique-t-elle.

"Ça m’a permis, d’une certaine façon, de commencer à faire mon deuil de moi-même avant que la mort arrive. Puis les autres qui sont autour, quand je vais quitter, ils ne peuvent pas faire ça, parce que je ne suis pas encore partie", ajoute-t-elle.

Pour Rachel, le droit de mourir doit être accordé comme tous les autres droits.

"C'est comme le droit de vote, c'est comme le droit d'exister. Ne pas avoir ce droit, (à mourir) c'est le summum de l'injustice parce que c'est ta vie."

Une loi qui pourrait-être encore étendue

Au Canada, l’aide médicale à mourir a franchi un cap historique : en 2023, elle a concerné un décès sur vingt dans le pays, soit un peu plus de 15 000 personnes.

Légale depuis 2016 pour la fin de vie, cette pratique, étendue en 2021 aux maladies graves non terminales, place désormais le Canada en tête des statistiques mondiales.

Une accélération qui interroge, alors qu'une commission parlementaire doit examiner, dès mars prochain, l'élargissement de ce droit aux personnes souffrant uniquement de troubles mentaux.

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