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La Chine suspend les accords d'extradition entre Hong Kong et trois pays occidentaux

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Le 5 décembre 2017, entretien entre Xij Jinping et Justin Trudeau, à Pékin
Le 5 décembre 2017, entretien entre Xij Jinping et Justin Trudeau, à Pékin   -   Tous droits réservés  Fred Dufour/FRED DUFOUR
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La Chine a annoncé la suspension d'accords d'extradition entre Hong Kong et trois pays occidentaux : le Canada, l'Australie, et Royaume-Uni.

Une mesure qui semble largement symbolique, car ces Etats ont déjà suspendu unilatéralement ces traités pour protester contre la nouvelle législations en vigueur sur la sécurité à Hong Kong.

_"Les gouvernements canadien, australien et britannique ont manipulé politiquement notre coopération judiciaire, ce qui a gravement porté préjudice à Hong Kong. Cela porte atteinte aux fondements de notre coopération et s'écarte de son objectif, à savoir le maintien de la justice et de l'État de droit" a expliqué _Wang Wenbin, porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères.

Plusieurs pays occidentaux, les Etats-Unis en tête, ont appelé la Chine à revenir sur cette loi sur la sécurité nationale à Hongkong. Adopté le 30 juin par l’Assemblée nationale populaire, à Pékin et entré en vigueur à Hongkong le 1er juillet, ce texte sanctionne « la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères » pour réprimer la contestation dans le territoire autonome. Elle fait craindre à l’opposition démocrate locale un grave recul des libertés.

Depuis 1997, Hong Kong jouit d'une large autonomie par rapport à la Chine continentale. Ses habitants bénéficient de la liberté d'expression, de la liberté de la presse et d'une justice indépendante.

La Nouvelle-Zélande a elle aussi annoncé avoir suspendu son traité d'extradition avec Hong Kong. Alors même que la Chine est le plus important partenaire commercial de Wellington.

"En 1997, la Chine s'est engagée à mettre en place : "un pays, deux systèmes". Il est clair maintenant que la loi n'est plus ce qu'elle était et donc que l'accord d'extradition que nous avons ne tient pas la route. Mais si la chine devait à nouveau honorer cet engagement de 1997, alors nous réexaminerons la situation (...) Je ne suis pas préoccupé par les exportations vers la Chine dans ce contexte. Nous avons le droit, en tant que démocratie, de faire connaître notre point de vue" s'est exprimé Winston Peters, ministre des affaires étrangères de Nouvelle-Zélande.

Pour Pékin cette nouvelle loi sécuritaire est indispensable pour ramener l'ordre dans l'ancienne colonie britannique après les manifestations antigouvernementales parfois violentes de l'an dernier.